La carte de Marguerite Duras
Le verre de vin blanc, frais
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La boisson posée à côté, à toute heure

Le verre de vin blanc, frais

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La boisson posée à côté, à toute heure

Le verre de vin blanc, frais

Pourquoi ce plat ? Duras a écrit avec une lucidité douloureuse son rapport à l'alcool — le vin blanc, le whisky — qui a tenu une place excessive et destructrice dans sa vie (cures de désintoxication). Le vin blanc frais accompagnait son quotidien d'écriture rue Saint-Benoît et à Neauphle-le-Château.

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Un simple verre de vin blanc sec servi frais. Présenté ici avec honnêteté : non comme un plaisir à célébrer, mais comme un élément réel et lourd de la vie de Duras, qu'elle-même décrivait comme une dépendance. À réserver aux adultes ; à raconter, en classe, comme une part sombre de sa biographie.

Le vin, j'en parle sans mentir. J'ai bu pour tenir, pour écrire, pour ne pas entendre. Un verre de blanc bien froid le matin, et puis l'engrenage. Je l'ai écrit parce qu'il faut le dire : ça ne donne rien, l'alcool, ça prend. J'en suis presque morte. Que ceux qui me lisent jeunes le sachent : ce verre-là n'est pas une fête, c'est une prison qui brille.
Marguerite Duras
Ingrédients
  • Vin blanc secun verre (boisson (adultes))
Comment on faisait : Le vin accompagnait quotidiennement la table française du XXe siècle. Mais chez Duras, l'alcool a dépassé l'usage social pour devenir une addiction qu'elle a affrontée lors de cures sévères, notamment en 1982 à l'hôpital américain de Neuilly, et qu'elle a transposée dans son écriture.
Sources : Marguerite Duras, La Vie matérielle, P.O.L, 1987 (chapitre sur l'alcool) · Laure Adler, Marguerite Duras, Gallimard, 1998

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