Première épouse de Paul Verlaine, qu'elle épouse en 1870 à seize ans. Dédicataire du recueil La Bonne Chanson, elle voit son mariage brisé par l'alcoolisme du poète et sa liaison avec Arthur Rimbaud.
Mathilde Mauté(1853 — 1914)
Mathilde Mauté
France
5 min de lecture
Questions fréquentes
Faits marquants
- Naît en 1853 à Paris dans un milieu bourgeois cultivé
- Épouse Paul Verlaine en août 1870, à l'âge de seize ans
- Inspire le recueil La Bonne Chanson, publié par Verlaine en 1870
- Le couple se sépare en 1872 après l'irruption de Rimbaud dans la vie de Verlaine ; divorce prononcé en 1885
- Publie tardivement ses Mémoires de ma vie, témoignage sur Verlaine (parus à titre posthume en 1935)
Œuvres & réalisations
Mathilde inspire et reçoit la dédicace de ce recueil de Verlaine, devenant la muse d'un des grands livres d'amour de la poésie française.
Récit autobiographique où Mathilde donne sa version du mariage, de Rimbaud et de la rupture, source précieuse vue du côté de l'épouse.
Démarche menée par Mathilde, illustrant l'une des premières grandes applications de la loi rétablissant le divorce en 1884.
Anecdotes
En 1870, Mathilde n'a que seize ans quand elle épouse Paul Verlaine, de dix ans son aîné. Le poète, espérant trouver auprès d'elle une vie rangée, lui dédie son recueil La Bonne Chanson, écrit pendant leurs fiançailles.
À l'automne 1871, Verlaine invite chez les Mauté un jeune inconnu venu de Charleville : Arthur Rimbaud. L'irruption de cet adolescent de seize ans dans le foyer conjugal bouleverse le ménage et précipite la fuite de Verlaine.
En juillet 1872, Mathilde se rend jusqu'à Bruxelles pour tenter de ramener son mari, qui a quitté Paris avec Rimbaud. Elle croit un moment l'avoir reconquis, mais Verlaine repart finalement avec le jeune poète vers la Belgique puis l'Angleterre.
Après des années de séparation, Mathilde obtient le divorce en 1885, l'une des premières grandes séparations rendues possibles par la loi Naquet rétablissant le divorce en France l'année précédente.
Bien plus tard, vers la fin de sa vie, Mathilde rédige ses Mémoires de ma vie, où elle livre sa version, souvent oubliée, de ce mariage célèbre vu du côté de l'épouse délaissée.
Sources primaires
Récit autobiographique dans lequel Mathilde raconte sa rencontre avec Verlaine, leur mariage et l'irruption de Rimbaud dans leur foyer, offrant le point de vue de l'épouse.
Recueil composé pendant les fiançailles et dédié à Mathilde, célébrant l'amour et l'espoir d'une vie apaisée : « Et vienne encore l'aube avec les calmes joies. »
Les lettres du poète évoquent son mariage et la crise déclenchée par l'arrivée de Rimbaud, témoignage direct de la rupture du foyer.
Lieux clés
Ville natale de Mathilde et cadre de sa vie de jeune épouse dans un milieu bourgeois cultivé et féru de musique et de lettres.
Demeure familiale où le couple s'installe et où Rimbaud est accueilli en 1871, déclenchant la crise du ménage.
Ville où Mathilde se rend en 1872 pour tenter de ramener Verlaine, parti avec Rimbaud, et où se nouera l'année suivante le drame du couple de poètes.
Objets typiques

Mince volume de poèmes que Verlaine dédie à sa fiancée puis épouse. Pour Mathilde, il devient le symbole d'un bonheur promis et bientôt déçu.

Anneau échangé lors du mariage de 1870. Il scelle une union qui durera à peine quelques années avant la séparation.

Instrument typique des intérieurs bourgeois parisiens, autour duquel se réunissait la famille Mauté, milieu cultivé et musicien.

Échanges manuscrits entre Mathilde, Verlaine et leurs proches. Elles servent à tenter de réconcilier le couple lors des fuites du poète.

Toilette féminine à la mode dans la bourgeoisie parisienne des années 1870, marquée par une silhouette resserrée à la taille et drapée à l'arrière.
Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Jeune femme d'un milieu bourgeois parisien, Mathilde commence la journée par une toilette soignée et un petit-déjeuner léger. La matinée se passe en lectures, en courrier et en soins du foyer, avec l'aide de domestiques.
Après-midi
L'après-midi est consacré aux visites, aux promenades et à la musique, art très pratiqué dans sa famille. Elle reçoit ou rend visite à des proches selon les codes de sociabilité de la bourgeoisie cultivée.
Soir
Le soir réunit la famille autour du dîner, parfois agrémenté de poésie ou de musique de salon. Mais les soirées du ménage Verlaine sont aussi troublées par l'alcoolisme et les colères du poète.
Alimentation
L'alimentation est celle de la bonne bourgeoisie parisienne : pain, viandes, légumes, vin à table, repas servis en plusieurs plats. Le café et les pâtisseries accompagnent les réceptions.
Vêtements
Mathilde porte les toilettes féminines des années 1870 : robes ajustées à la taille, tournure à l'arrière, corset, gants et chapeaux soignés, signes de son rang social.
Habitat
Elle vit dans des appartements et maisons confortables de Paris, notamment la demeure familiale du quartier de Montmartre, meublée selon le goût bourgeois de l'époque.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Dédicataire de La Bonne Chanson
1870
Mémoires de ma vie
rédigés vers 1907-1914, publiés en 1935
Procédure de séparation puis de divorce
1874-1885






