Maurice Henry (1907-1984) est un dessinateur, poète et humoriste français, figure du mouvement surréaliste. Célèbre pour ses dessins d'humour publiés dans la presse, il fut aussi peintre et sculpteur, mêlant absurde et poésie.
Maurice Henry(1907 — 1984)
Maurice Henry
France
5 min de lecture
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1907 à Cambrai et mort en 1984 à Milan
- Rejoint le mouvement surréaliste au début des années 1930 et fréquente André Breton
- Cofonde en 1932 le groupe Octobre avec des artistes proches de Jacques Prévert
- Publie de très nombreux dessins d'humour dans la presse française (Le Nouvel Observateur, Marianne, etc.)
- Poursuit une œuvre de peintre et sculpteur surréaliste jusqu'à ses dernières années
Œuvres & réalisations
Recueil de poèmes surréalistes qui témoigne de sa double activité de poète et de dessinateur.
Objet surréaliste (violon momifié) devenu l'une des images emblématiques du mouvement.
Des milliers de dessins parus dans Le Rire, Marianne, France-Soir, qui font de lui un maître de l'humour absurde.
Recueil de dessins rassemblant son univers graphique onirique et poétique.
Œuvres plastiques qui prolongent en couleur et en volume son imaginaire surréaliste.
Anecdotes
Né à Cambrai en 1907, Maurice Henry rejoint le groupe surréaliste d'André Breton à Paris à la fin des années 1920. Aux côtés de René Char et d'André Breton, il participe aux jeux collectifs du mouvement, comme le fameux « cadavre exquis » où chacun dessine ou écrit une partie sans voir celle des autres.
En 1936, Maurice Henry expose à l'Exposition surréaliste d'objets à la galerie Charles Ratton à Paris. Il y présente un objet devenu célèbre : un violon entièrement enveloppé de bandelettes, comme une momie, intitulé « Hommage à Paganini », qui transforme un instrument de musique en énigme poétique.
Pour gagner sa vie, Maurice Henry publie des milliers de dessins d'humour dans les journaux et magazines, comme Le Rire, Marianne ou plus tard France-Soir. Son humour absurde et poétique, où des situations impossibles semblent parfaitement naturelles, marque profondément le dessin de presse français de l'après-guerre.
Passionné de cinéma, Maurice Henry écrit dès les années 1930 des critiques de films et s'intéresse au burlesque américain. Il admire particulièrement les comiques comme les Marx Brothers, dont l'absurde rejoignait l'esprit surréaliste qu'il défendait.
À la fin de sa vie, installé en Italie près de Milan, Maurice Henry se consacre davantage à la peinture et à la sculpture. Il continue d'explorer l'univers du rêve et du décalage jusqu'à sa mort à Milan en 1984.
Sources primaires
Recueil de poèmes surréalistes de Maurice Henry, témoin de son activité littéraire au sein du mouvement.
Un violon enveloppé de bandelettes, présenté à l'Exposition surréaliste d'objets, galerie Charles Ratton, Paris.
Recueil de dessins d'humour où Maurice Henry déploie son univers absurde et onirique.
Dessins parus dans Le Rire, Marianne, France-Soir, illustrant le glissement du surréalisme vers l'humour de presse.
Lieux clés
Ville du nord de la France où Maurice Henry naît en 1907.
Capitale où il rejoint le groupe surréaliste et développe sa carrière de dessinateur et de poète.
Lieu de l'Exposition surréaliste d'objets de 1936 où il présente son Hommage à Paganini.
Ville d'Italie où il s'installe dans la seconde partie de sa vie et où il meurt en 1984.
Objets typiques

Instrument de base du dessinateur, utilisé pour tracer au trait fin les dessins d'humour destinés à la presse. L'encre de Chine offrait des noirs profonds bien reproduits par l'imprimerie.

Objet surréaliste emblématique : un violon momifié qui détourne un instrument de musique en énigme poétique. Il incarne l'esprit de l'objet surréaliste, où l'usage habituel est aboli.

Support de diffusion des dessins d'humour, comme Le Rire ou Marianne. Ces publications populaires faisaient connaître son travail à un large public.

Outils de peintre qu'il utilise surtout dans la seconde partie de sa vie. Ils accompagnent son passage du dessin de presse à la peinture onirique.

Petit cahier où le dessinateur notait idées et esquisses au fil des jours. Il servait de réservoir d'inventions absurdes et poétiques.
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Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Le matin, Maurice Henry travaillait souvent chez lui, à sa table de dessin, esquissant des idées trouvées au réveil ou nées de ses rêves. Le surréalisme accordait une grande importance aux images du sommeil et de l'inconscient.
Après-midi
L'après-midi pouvait être consacré à porter ses dessins aux rédactions des journaux, ou à retrouver les autres surréalistes dans un café parisien. Ces cafés étaient les véritables quartiers généraux du mouvement.
Soir
Le soir, il fréquentait les discussions animées du groupe surréaliste, jouait aux jeux collectifs comme le cadavre exquis, ou allait au cinéma, sa grande passion.
Alimentation
Comme les Parisiens de son temps, il partageait des repas simples dans les brasseries et cafés du quartier. Ces lieux étaient autant des espaces de convivialité que de création intellectuelle.
Vêtements
Il portait le costume urbain de l'artiste et de l'intellectuel du 20e siècle : veston, chemise et cravate, dans le style sobre de la bohème parisienne de l'entre-deux-guerres.
Habitat
Il vivait dans des appartements parisiens, puis, dans la seconde partie de sa vie, s'installa en Italie près de Milan, où il disposait d'un atelier pour peindre et sculpter.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Les Paupières de verre
1936
Hommage à Paganini
1936
Dessins d'humour pour la presse
années 1930-1970
Les Métamorphoses du vide
1955
Peintures et sculptures
à partir des années 1950






