Pierre Choderlos de Laclos est un écrivain et officier d'artillerie français du XVIIIe siècle. Il est l'auteur du célèbre roman épistolaire *Les Liaisons dangereuses* (1782), peinture cruelle des intrigues libertines de l'aristocratie.
Pierre Choderlos de Laclos(1741 — 1803)
Pierre Choderlos de Laclos
France
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1741 à Amiens dans une famille de petite noblesse
- Officier de carrière dans l'artillerie, arme savante de l'armée royale
- Publie *Les Liaisons dangereuses* en 1782, immense succès et scandale
- Se rallie à la Révolution et fréquente le club des Jacobins
- Mort en 1803 à Tarente, général au service de Napoléon
Œuvres & réalisations
Livret écrit par Laclos sur une musique du chevalier de Saint-Georges. La pièce fut un échec, mais témoigne de ses débuts littéraires.
Poème satirique attribué à Laclos, visant les mœurs de la cour. Une de ses premières incursions dans la critique sociale par les lettres.
Roman épistolaire qui fit sa gloire : peinture cruelle et lucide des manipulations libertines de l'aristocratie, devenu un classique de la littérature française.
Essai resté inédit de son vivant, où Laclos lie la condition des femmes à l'absence d'instruction et critique leur asservissement social.
Texte technique et polémique contestant le système de fortification de Vauban, qui lui valut d'être rappelé dans son régiment.
Anecdotes
Officier d'artillerie souvent affecté à des garnisons de province monotones, Laclos écrivit *Les Liaisons dangereuses* en partie pour tromper l'ennui. Le roman le rendit célèbre du jour au lendemain, mais sa réputation sulfureuse lui attira la méfiance de sa hiérarchie militaire.
Publié en 1782, le roman fut un succès foudroyant : la première édition s'épuisa en quelques jours et les libraires durent réimprimer en hâte. On se l'arrachait dans les salons, malgré (ou grâce à) son parfum de scandale.
La légende rapporte que la reine Marie-Antoinette possédait un exemplaire du roman, relié sans aucun titre sur la couverture pour dissimuler une lecture jugée immorale. L'anecdote illustre la fascination secrète de l'aristocratie pour ce livre qui la dépeignait si cruellement.
En 1786, Laclos publia une lettre critiquant le système de fortification du maréchal de Vauban, gloire nationale et quasi intouchable. L'audace fit scandale dans l'armée : il fut sèchement rappelé à son régiment et sa carrière en pâtit durablement.
Pendant la Révolution, Laclos devint le secrétaire et l'homme de confiance de Philippe d'Orléans (Philippe Égalité). Emprisonné sous la Terreur, il échappa de peu à la guillotine et ne dut sa libération qu'à la chute de Robespierre en 1794.
Réhabilité sous Napoléon, il reprit du service comme général d'artillerie et fut envoyé en Italie. Il y mourut de dysenterie à Tarente en 1803 ; sa tombe, sur une île de la rade, disparut par la suite sans laisser de trace.
Sources primaires
Mais moi, qu'ai-je de commun avec ces femmes inconsidérées ?... Je puis dire que je suis mon ouvrage.
On s'ennuie de tout, mon ange, c'est une loi de la nature ; ce n'est pas ma faute.
Partout où il y a esclavage, il ne peut y avoir éducation : dans toute société, les femmes sont esclaves ; donc la femme sociale n'est pas susceptible d'éducation.
Laclos y conteste la prééminence du système bastionné de Vauban et défend les fortifications perpendiculaires de Montalembert.
Lieux clés
Ville natale de Laclos, en Picardie, où il grandit dans une famille de petite noblesse de robe.
Siège de l'École royale d'artillerie où Laclos reçut sa formation d'officier vers 1760.
Garnison où Laclos fut affecté ; on situe traditionnellement dans cette période ennuyeuse une partie de la rédaction des *Liaisons dangereuses*.
Centre de sa vie publique : salons littéraires, service auprès du duc d'Orléans, engagement révolutionnaire, puis emprisonnement sous la Terreur.
Port du sud de l'Italie où le général Laclos mourut de dysenterie en 1803, lors d'une mission militaire pour Napoléon.
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Ernestine (livret d'opéra-comique)
1777
Épître à Margot
1777
Les Liaisons dangereuses
1782
De l'éducation des femmes
vers 1783
Lettre sur l'éloge de Vauban
1786






