Peintre et graveur brabançon de la Renaissance flamande, célèbre pour ses scènes paysannes et ses vastes paysages. Ses œuvres dépeignent la vie quotidienne, les proverbes populaires et les fêtes villageoises du XVIe siècle.
Pieter Brueghel l'Ancien(1525 — 1569)
Pieter Brueghel l'Ancien
duché de Brabant
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né vers 1525-1530 dans le Brabant (Pays-Bas espagnols)
- Admis comme maître à la guilde de Saint-Luc d'Anvers en 1551
- Voyage en Italie vers 1552-1554, traversant les Alpes qui inspireront ses paysages
- Peint 'Les Chasseurs dans la neige' et 'La Tour de Babel' en 1563-1565
- Mort en 1569 à Bruxelles, fondateur d'une dynastie de peintres (Brueghel le Jeune, Jan Brueghel l'Ancien)
Œuvres & réalisations
Tableau rassemblant plus de cent proverbes populaires illustrés dans un seul village. Une encyclopédie visuelle de la sagesse et des folies humaines.
Scène de place de marché opposant les plaisirs du Carnaval à l'austérité du Carême. Une fresque de la vie sociale et religieuse flamande.
Représentation monumentale du chantier biblique de la tour, mêlant prouesse technique et réflexion sur l'orgueil humain. L'une de ses œuvres les plus célèbres.
Chef-d'œuvre de la série des Mois montrant des chasseurs revenant au village sous la neige. Un sommet du paysage d'hiver dans l'art occidental.
Banquet paysan dans une grange, célèbre pour sa composition vivante et ses détails savoureux. Témoignage précieux des coutumes villageoises.
Fête villageoise animée par la cornemuse et la danse. Brueghel y capte l'énergie et la rudesse joyeuse du monde paysan.
File d'aveugles trébuchant les uns après les autres, illustrant la parole évangélique « si un aveugle guide un aveugle ». Œuvre d'une grande force morale.
Vaste paysage apocalyptique où des armées de squelettes fauchent l'humanité entière. Une méditation saisissante sur la mort universelle.
Anecdotes
Pieter Brueghel l'Ancien aimait tellement observer les paysans qu'il se déguisait, selon son biographe Karel van Mander, pour assister incognito aux noces et aux fêtes villageoises. Il y mangeait, buvait et dansait avec les invités, puis rentrait peindre de mémoire ces scènes pleines de vie.
Son tableau « La Tour de Babel » fourmille de détails techniques sur les chantiers de construction : grues, échafaudages, blocs de pierre taillés. Brueghel y montre une tour si gigantesque que son sommet se perd dans les nuages, illustrant l'orgueil humain puni dans la Bible.
Dans « Les Proverbes flamands » (1559), Brueghel a peint plus de cent dictons populaires en une seule image, comme « se cogner la tête contre un mur » ou « tomber d'un bœuf sur un âne ». Le tableau est une véritable encyclopédie de la sagesse populaire du XVIe siècle.
Brueghel ne signait jamais ses œuvres « Brueghel » par hasard : à partir de 1559, il supprima le « h » de son nom (Brueghel au lieu de Bruegel) pour des raisons restées mystérieuses. Ses deux fils, eux, gardèrent l'ancienne orthographe « Brueghel ».
Avant de devenir célèbre comme peintre, Brueghel gagnait sa vie en dessinant des gravures satiriques pour l'éditeur Jérôme Cock à Anvers. Ses dessins moqueurs et moralisateurs, largement diffusés, le firent connaître bien avant ses grands tableaux.
Sources primaires
Il se rendait souvent à la campagne, avec un ami marchand, aux fêtes et noces des paysans, déguisés tous deux en gens du commun afin de pouvoir observer la nature des paysans dans leurs manières de manger, boire, danser, sauter et faire la cour.
Pierre Brueghel d'Anvers, grand imitateur de la science et des fantaisies de Jérôme Bosch, ce qui lui a valu le surnom de second Jérôme Bosch.
BRVEGEL 1559 — signature et datation portées sur le tableau rassemblant les proverbes et dictons du peuple flamand.
Peeter Brueghels, schilder — inscription de Pieter Brueghel comme maître peintre franc de la guilde des peintres d'Anvers.
Lieux clés
Région des Pays-Bas méridionaux où Brueghel serait né vers 1525. Ses paysages et ses villages ont nourri son imaginaire de la vie rurale.
Grande ville portuaire et capitale artistique des Pays-Bas où Brueghel se forma, fut reçu maître en 1551 et travailla pour l'éditeur Jérôme Cock.
Étape de son voyage en Italie vers 1552-1554, où il étudia l'art antique et de la Renaissance avant de traverser les Alpes au retour.
Massif qu'il franchit lors de son retour d'Italie et qui marqua durablement sa manière de peindre les vastes paysages de montagne.
Ville où Brueghel s'installa après son mariage en 1563, peignit ses chefs-d'œuvre tardifs et mourut en 1569.
Objets typiques

Support en bois de chêne sur lequel Brueghel peignait la plupart de ses tableaux. Plusieurs planches étaient collées et poncées pour former une surface lisse.

Pinceaux fins permettant de peindre les innombrables petits personnages qui peuplent ses scènes paysannes. La finesse des poils rendait possibles les détails minutieux.

Poudres colorées (terres, lapis-lazuli, ocres) broyées à l'huile sur une pierre plate pour fabriquer les couleurs. L'atelier préparait lui-même ses peintures.

Plaque sur laquelle le graveur reportait les dessins de Brueghel pour en tirer des estampes diffusées en grand nombre. C'est par la gravure que sa renommée se répandit d'abord.

Cahier où Brueghel notait sur le vif paysages, paysans et scènes de rue. Ces croquis nourrissaient ensuite la composition de ses grands tableaux d'atelier.

Instrument à vent omniprésent dans les fêtes villageoises que Brueghel a peintes, comme dans La Danse des paysans. Elle symbolisait la musique populaire et la liesse champêtre.
Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Brueghel se levait avec le jour pour profiter de la lumière naturelle, indispensable au peintre. Il préparait ou faisait préparer pigments et panneaux, puis travaillait aux compositions commandées par ses riches clients d'Anvers et de Bruxelles.
Après-midi
L'après-midi se passait à l'atelier, à peindre les innombrables petits personnages de ses scènes, ou à dessiner des modèles destinés à la gravure. Il recevait parfois marchands et commanditaires venus discuter d'une œuvre.
Soir
À la tombée du jour, faute de bonne lumière, Brueghel cessait de peindre les détails fins. Il pouvait alors esquisser des croquis, échanger avec ses amis humanistes ou préparer le travail du lendemain à la chandelle.
Alimentation
L'alimentation flamande de l'époque reposait sur le pain de seigle, les bouillies, les légumes, le hareng et la bière, boisson quotidienne. Lors des fêtes qu'il aimait observer, on servait viandes, tartes et gaufres en abondance.
Vêtements
En bourgeois d'Anvers et de Bruxelles, Brueghel portait pourpoint sombre, chemise de lin et chausses, selon la mode sobre des Pays-Bas. Pour observer les paysans, il revêtait des habits simples afin de passer inaperçu.
Habitat
Il vivait dans une maison de ville à colombages ou en brique, typique des cités marchandes flamandes. L'atelier, pièce lumineuse, occupait une place centrale dans son logis de Bruxelles.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
La Tour de Babel
1563
Chasseurs dans la neige
1565
Le Repas de noce
1567
La Danse des paysans
1568
La Parabole des aveugles
1568






