Pison(250 — 261)
Pison
Rome antique
5 min de lecture
Aristocrate romain du Ier siècle, Caius Calpurnius Pison fut la figure de proue d'une vaste conjuration visant à renverser l'empereur Néron en 65 apr. J.-C. Le complot, découvert, échoua et déclencha une vague de répression mortelle.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Donne son nom à la conjuration de Pison (conjuratio Pisoniana) ourdie contre Néron en 65 apr. J.-C.
- Le complot rassemble sénateurs, chevaliers et officiers de la garde prétorienne mécontents du régime de Néron
- La conjuration est découverte avant son exécution, en avril 65 apr. J.-C.
- Sa révélation entraîne une répression brutale et la mort forcée de plusieurs proches de Néron, dont le philosophe Sénèque
- Pison est contraint au suicide en 65 apr. J.-C. après l'échec du complot
Œuvres & réalisations
Défenses gratuites de citoyens devant les tribunaux qui valurent à Pison sa réputation d'éloquence et sa grande popularité.
Générosité envers ses amis et soutien aux arts, faisant de sa maison un foyer de sociabilité aristocratique.
Direction nominale du vaste complot rassemblant sénateurs, chevaliers et prétoriens pour renverser Néron — l'acte majeur qui inscrivit son nom dans l'histoire.
Document rédigé avant son suicide, où il accumula les flatteries envers Néron dans l'espoir de protéger son épouse Satria Galla.
Anecdotes
Caius Calpurnius Pison était réputé pour son éloquence et son charme : il défendait gratuitement des accusés au tribunal et chantait en s'accompagnant de la cithare, ce qui le rendait très populaire à Rome. Cette popularité fit de lui le candidat idéal pour remplacer Néron aux yeux des conjurés.
La conjuration de 65 fut trahie par un détail : un affranchi nommé Milichus dénonça le complot après avoir surpris des préparatifs suspects de son maître, le sénateur Flavius Scaevinus, qui faisait aiguiser une vieille dague et préparer des bandages. Cette dénonciation déclencha l'effondrement de tout le complot.
Le célèbre philosophe Sénèque, ancien précepteur de Néron, fut accusé d'être lié à la conjuration de Pison. Contraint au suicide, il s'ouvrit les veines avec un calme stoïcien resté légendaire, dictant ses dernières pensées à ses secrétaires.
Quand Pison apprit que le complot était découvert, ses amis le pressèrent de marcher sur le camp des prétoriens ou de haranguer le peuple pour tenter un coup de force. Il refusa par prudence ou par faiblesse, rentra chez lui et s'ouvrit les veines, préférant une mort discrète à une résistance risquée.
La répression qui suivit fut si vaste qu'elle décima l'aristocratie sénatoriale : poètes comme Lucain, militaires, sénateurs, tous furent contraints au suicide ou exécutés. L'historien Tacite décrit Rome saturée de funérailles et de délations durant ces mois sombres.
Sources primaires
Une conjuration commencée et grandie, à laquelle sénateurs, chevaliers, soldats, et jusqu'à des femmes apportèrent leur concours, autant par haine de Néron que par faveur pour Pison.
Sa naissance était illustre ; son éloquence se prêtait à la défense des citoyens, sa libéralité aux amis ; il avait l'abord et l'extérieur affables, mais point de gravité ni de mesure dans les plaisirs.
Il déjoua et réprima la conjuration de Pison, qui se forma à Rome.
Pison se fit ouvrir les veines des bras. Son testament fut rempli d'odieuses flatteries envers Néron, par amour pour sa femme.
