Robert Surcouf(1773 — 1827)
Robert Surcouf
France
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Corsaire malouin, armateur et négrier français (1773-1827). Surnommé le « Roi des corsaires », il mena pendant les guerres révolutionnaires et napoléoniennes des campagnes redoutées contre le commerce maritime britannique dans l'océan Indien, avant de devenir un riche armateur de Saint-Malo.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né le 12 décembre 1773 à Saint-Malo dans une famille d'armateurs malouins
- Débute sa carrière maritime vers 1789-1792 sur des navires négriers et marchands vers l'Île de France (océan Indien)
- Capture le 7 octobre 1800 le navire britannique Kent dans le golfe du Bengale, son exploit le plus célèbre
- Devient un puissant armateur de Saint-Malo et arme ses propres corsaires sous lettre de marque pendant l'Empire
- Meurt le 8 juillet 1827 à Saint-Malo, riche et anobli baron d'Empire
Œuvres & réalisations
Prise audacieuse d'un gros navire marchand anglais avec un équipage réduit, premier coup d'éclat qui établit la réputation de Surcouf dans l'océan Indien.
Abordage d'un grand navire de la Compagnie des Indes par La Confiance, exploit le plus célèbre de Surcouf qui lui valut le surnom de « Roi des corsaires ».
Série de prises sur le commerce britannique de l'océan Indien qui désorganisèrent les liaisons maritimes anglaises et enrichirent considérablement le corsaire.
Devenu armateur, Surcouf finance et équipe de nombreux navires de course et de commerce, faisant de lui l'un des hommes les plus riches de Bretagne.
Distinction accordée par Napoléon en reconnaissance de ses services et de sa gloire de corsaire.
Titre de noblesse impériale couronnant l'ascension sociale d'un fils de marin devenu notable fortuné.
Anecdotes
À seulement 27 ans, le 7 octobre 1800, Surcouf lança son navire La Confiance, armé d'environ 18 canons et 150 hommes, à l'assaut du Kent, un énorme navire de la Compagnie anglaise des Indes bien plus gros et mieux armé, transportant des centaines de passagers et de soldats. Après un abordage acharné dans le golfe du Bengale, ses marins s'emparèrent du géant britannique. Cet exploit fit de Surcouf une légende et lui valut son surnom de « Roi des corsaires ».
Dès 1796, avec son petit navire L'Émilie, Surcouf avait déjà capturé le Triton, un gros bâtiment marchand anglais, grâce à une attaque-surprise audacieuse près de l'embouchure du Gange. Le gouverneur de l'Île de France voulut confisquer ses prises car sa lettre de marque n'était pas en règle. Surcouf alla défendre ses droits jusqu'à Paris et finit par obtenir gain de cause.
Une réplique célèbre, rapportée par ses biographes du XIXe siècle, raconte qu'un officier anglais prisonnier lui lança que les Français se battaient pour l'argent et les Anglais pour l'honneur. Surcouf aurait répondu : « Chacun se bat pour ce qui lui manque. » Vraie ou enjolivée, cette repartie résume la réputation d'esprit et de panache du corsaire malouin.
Sa renommée était telle que Napoléon lui proposa un commandement dans la marine de guerre impériale. Surcouf refusa, préférant garder sa liberté de corsaire puis d'armateur indépendant. L'Empereur le fit malgré tout chevalier de la Légion d'honneur en 1804, et il fut élevé au rang de baron de l'Empire à la fin de sa vie.
Avant et après sa gloire de corsaire, Surcouf participa aussi à la traite des esclaves : jeune officier, il navigua sur des navires négriers entre l'Afrique de l'Est et l'Île de France (l'actuelle Maurice), puis, devenu riche armateur, il finança encore des expéditions négrières même après l'interdiction de la traite en 1815. Les historiens rappellent cette part sombre d'une fortune bâtie en partie sur le commerce d'êtres humains.
Sources primaires
« Vous autres Français, vous vous battez pour l'argent, tandis que nous, Anglais, nous nous battons pour l'honneur. — Chacun se bat pour ce qui lui manque. »
Biographie fondée sur les archives de la famille Surcouf, reproduisant des extraits du journal de bord de La Confiance et de la correspondance du corsaire avec les autorités de l'Île de France.
Rapport consignant la capture du navire de la Compagnie le Kent par le corsaire français La Confiance et la mort de son capitaine Rivington au cours de l'abordage.
Lieux clés
Cité corsaire bretonne où Surcouf naît, grandit et meurt. Il y bâtit après ses campagnes une fortune d'armateur et devient l'une des figures les plus célèbres de la ville.
Grande base française de la guerre de course dans l'océan Indien, point d'attache de Surcouf. C'est de là qu'il armait ses navires et y ramenait ses prises.
Vaste zone maritime entre l'Inde et la péninsule indochinoise, route du commerce britannique. Surcouf y mena ses chasses les plus fameuses, dont la capture du Kent.
Région côtière proche de Calcutta où circulaient les riches navires de la Compagnie des Indes. Surcouf y captura le Triton en 1796.
Capitale où Surcouf se rendit pour défendre ses droits sur ses prises et où sa renommée attira l'attention de Napoléon, qui le décora.





