Rosalba Carriera (1675-1757) est une peintre et pastelliste vénitienne, figure majeure du portrait au pastel en Europe. Son passage à Paris en 1720-1721 contribua à lancer la mode du pastel et du style rococo.
Rosalba Carriera(1675 — 1757)
Rosalba Carriera
république de Venise
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Née à Venise en 1675, morte dans la même ville en 1757
- Pionnière du portrait au pastel, technique qu'elle élève au rang d'art majeur
- Reçue à l'Académie royale de peinture et de sculpture de Paris en 1720
- Membre de l'Académie de Saint-Luc de Rome dès 1705
- Devenue aveugle vers la fin de sa vie (vers 1746-1749)
Œuvres & réalisations
Pastel conservé aux Offices de Florence, témoignage de sa virtuosité et de son lien avec sa sœur Giovanna.
Réalisé lors de son séjour parisien ; marque la consécration du pastel auprès de la cour de France.
Composition allégorique reflétant son érudition et sa place parmi les arts ; thème récurrent chez elle.
Pastel du peintre français rencontré à Paris, document précieux sur le visage de l'artiste du rococo.
Têtes idéalisées de jeunes femmes en allégories, très demandées par les collectionneurs européens.
La cour de Saxe à Dresde réunit la plus grande collection de ses pastels, aujourd'hui célèbre.
Anecdotes
Rosalba Carriera débuta en peignant de minuscules portraits sur des couvercles de tabatières en ivoire, très à la mode à Venise. Cette technique délicate lui apprit la précision et lui valut ses premiers clients fortunés avant qu'elle ne se tourne vers le pastel.
En 1705, elle fut admise à l'Accademia di San Luca de Rome, l'une des académies les plus prestigieuses, un honneur rarissime pour une femme. Son morceau de réception était une allégorie représentant une jeune fille tenant une colombe.
Lors de son séjour à Paris en 1720-1721, elle fut accueillie triomphalement : le banquier Pierre Crozat l'hébergea, le jeune roi Louis XV et toute la cour voulurent leur portrait au pastel. Elle fut reçue à l'Académie royale de peinture la même année.
Rosalba tenait un journal pendant son séjour parisien, où elle notait ses rendez-vous, ses commandes et ses impressions. Ce carnet est une source précieuse sur la vie artistique de la Régence.
À la fin de sa vie, vers 1746, une grave maladie des yeux la rendit presque aveugle. Deux opérations de la cataract échouèrent et elle dut cesser de peindre, finissant ses jours dans l'obscurité et la dépression à Venise.
Sources primaires
Notes quotidiennes de l'artiste sur ses commandes, ses visites et les personnalités rencontrées à la cour de France durant la Régence.
Échanges avec ses commanditaires et amis européens, témoignant de sa renommée internationale et de l'organisation de son atelier.
Le collectionneur et critique français évoque la maîtrise de Carriera dans l'art du pastel et l'engouement qu'elle suscita à Paris.
Lieux clés
Ville natale de Rosalba Carriera, où elle vécut, tint son atelier réputé et mourut. Étape majeure du Grand Tour, elle y reçut une clientèle internationale.
Elle y séjourna en 1720-1721, hébergée par Pierre Crozat, et y lança la mode du pastel. Elle fut reçue à l'Académie royale de peinture.
Centre artistique majeur où elle fut admise à l'Accademia di San Luca en 1705, consacrant sa réputation.
Capitale impériale où elle se rendit en 1730 pour travailler à la cour de l'empereur Charles VI, qui collectionna ses pastels.
Cour de la maison d'Este où elle portraitura les princesses vers 1723, illustrant sa demande dans toutes les cours italiennes.
Objets typiques

Crayons de pigments secs liés à la gomme, permettant des couleurs poudrées et lumineuses appliquées directement sur le papier. Rosalba Carriera en fit son instrument de prédilection et de gloire.

Petite boîte à tabac dont le couvercle était orné d'une miniature délicate. Carriera débuta sa carrière en peignant ces objets de luxe recherchés par les aristocrates.

Petit rouleau de papier ou de peau servant à fondre et adoucir les pigments du pastel sur le support. Outil clé du sfumato velouté qui caractérise ses portraits.

Support teinté, souvent bleu-gris, particulièrement adapté au pastel car il met en valeur les carnations et les rehauts clairs. Les pastellistes vénitiens l'appréciaient.

Le pastel étant fragile et friable, les œuvres étaient mises sous verre dès leur achèvement. Ce conditionnement explique la bonne conservation de ses portraits.
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Vie quotidienne
Matin
Rosalba se levait tôt pour profiter de la lumière naturelle, indispensable au pastel. Elle préparait ses bâtons de couleur et accueillait dans son atelier vénitien les premiers visiteurs venus poser ou admirer ses œuvres.
Après-midi
L'après-midi était consacré aux séances de pose : nobles, voyageurs du Grand Tour et diplomates défilaient. Sa sœur Giovanna et sa mère l'assistaient pour préparer les supports et gérer les commandes.
Soir
Le soir, elle entretenait une vaste correspondance avec ses commanditaires européens et recevait amis et amateurs d'art, comme le collectionneur Anton Maria Zanetti, dans la sociabilité raffinée de Venise.
Alimentation
Elle partageait l'alimentation des Vénitiens aisés : poissons et fruits de mer de la lagune, polenta, légumes, accompagnés des vins de Vénétie. Le café et le chocolat, nouveautés à la mode, agrémentaient les conversations.
Vêtements
Femme de la bourgeoisie cultivée, elle portait des robes de soie et de dentelle adaptées à son rang, mais protégeait ses vêtements d'un tablier durant le travail, car le pastel dégage une fine poussière de pigment.
Habitat
Elle vivait avec sa mère et ses sœurs dans une maison vénitienne servant aussi d'atelier, près du Grand Canal. Le logement combinait espaces de travail bien éclairés et pièces de réception pour la clientèle.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Autoportrait tenant un portrait de sa sœur
1715
Portrait de Louis XV enfant (dauphin)
1720-1721
Allégorie de la Peinture
vers 1720
Portrait d'Antoine Watteau
1721
Série des Quatre Saisons / des Éléments
années 1720
Portrait d'une dame de la cour (collection de Dresde)
années 1720-1740






