Run-DMC est un groupe de hip-hop américain originaire du Queens (New York), formé en 1983. Composé de Joseph « Run » Simmons, Darryl « DMC » McDaniels et du DJ Jason « Jam Master Jay » Mizell, il est considéré comme l'un des pionniers majeurs du rap.
Run-DMC
Run-DMC
6 min de lecture
Questions fréquentes
Faits marquants
- Groupe formé en 1983 dans le Queens à New York.
- Premier album éponyme « Run-D.M.C. » sorti en 1984.
- Reprise de « Walk This Way » avec Aerosmith en 1986, fusionnant rap et rock et popularisant le hip-hop auprès du grand public.
- Premier groupe de rap en couverture du magazine Rolling Stone et à passer en rotation sur MTV.
- Assassinat du DJ Jam Master Jay en 2002, marquant la fin du groupe ; intronisation au Rock and Roll Hall of Fame en 2009.
Œuvres & réalisations
Premier single du groupe, au son minimaliste et percutant, qui pose les bases du rap moderne sans mélodie superflue.
Premier album, devenu le premier album de rap certifié disque d'or, prouvant la viabilité commerciale du genre.
Album qui revendique la fusion entre rap et rock, premier album de rap certifié platine.
Œuvre majeure du groupe et premier album de rap multi-platine, contenant « Walk This Way » et « My Adidas ».
Reprise rap-rock qui devient un tube mondial et fait entrer le hip-hop dans la culture rock grand public.
Album accompagné d'un film, qui confirme le statut de star du groupe.
Retour réussi du groupe au sommet des classements, prouvant sa longévité.
Anecdotes
En 1986, Run-DMC enregistre une reprise de « Walk This Way » avec le groupe de rock Aerosmith. Ce morceau, qui mêle rap et guitare électrique, devient un énorme succès et fait découvrir le hip-hop à un immense public blanc et rock, brisant les frontières entre les genres musicaux.
Le groupe portait des survêtements noirs, des chapeaux Fedora et surtout des baskets Adidas Superstar sans lacets, comme les jeunes des rues de New York. Leur chanson « My Adidas » impressionna tellement la marque qu'elle leur offrit un contrat de sponsoring d'environ un million de dollars en 1986 : c'était la première fois qu'une marque de sport sponsorisait des musiciens, et non des sportifs.
Leur album « Raising Hell » (1986) devint le premier album de rap à être certifié multi-platine aux États-Unis, c'est-à-dire vendu à plusieurs millions d'exemplaires. Run-DMC prouva ainsi que le hip-hop pouvait être une musique populaire majeure et pas seulement un phénomène de quartier.
Run-DMC fut le premier groupe de rap à voir ses clips diffusés sur la chaîne musicale MTV, à faire la couverture du magazine Rolling Stone et à être nommé aux Grammy Awards. Ces « premières fois » ont ouvert la voie à toutes les générations de rappeurs qui ont suivi.
En 2002, le DJ du groupe, Jason « Jam Master Jay » Mizell, fut assassiné par balle dans son studio d'enregistrement du Queens, à seulement 37 ans. Sa mort mit fin au groupe, mais Run-DMC fut intronisé au Rock and Roll Hall of Fame en 2009, consacrant son rôle de pionnier.
Sources primaires
Two years ago, a friend of mine / Asked me to say some MC rhymes — paroles fondatrices d'un rap dépouillé, sans mélodie, porté par le seul rythme.
My Adidas walk through concert doors / and roam all over coliseum floors — hommage aux baskets devenues symbole de la culture hip-hop.
Reprise rap-rock du titre d'Aerosmith de 1975, dont le clip met en scène la rencontre symbolique entre les deux groupes séparés par un mur qui finit par tomber.
Run-DMC devient le premier groupe de rap à faire la une de ce magazine de référence de la musique rock.
Lieux clés
Quartier résidentiel modeste du Queens où les trois membres ont grandi et formé le groupe en 1983. Le berceau de leur identité musicale.
Arrondissement de New York considéré comme le lieu de naissance du hip-hop dans les années 1970, source d'inspiration de Run-DMC.
Grande salle de spectacle de Manhattan où Run-DMC s'est produit, signe de son passage du quartier aux scènes prestigieuses.
Studio d'enregistrement de Jam Master Jay dans le Queens, où il fut assassiné en 2002.
Musée consacré aux grands noms de la musique, où Run-DMC fut intronisé en 2009 en reconnaissance de son héritage.
Objets typiques

Chaussures de sport à coquille blanche, portées sans lacets par les membres du groupe. Elles deviennent un emblème vestimentaire du hip-hop des années 1980.

Chapeau de feutre à bord rigide, porté par Run et DMC, devenu une signature visuelle du groupe.

Paire de tourne-disques utilisée par Jam Master Jay pour mixer, scratcher et enchaîner les morceaux. C'est l'instrument central du DJ hip-hop.

Machine électronique produisant des sons de batterie programmables. Elle fournit les beats secs et puissants caractéristiques du son de Run-DMC.

Lourds colliers dorés portés autour du cou, symboles de réussite et de fierté dans la culture hip-hop naissante.

Micro tenu en main par Run et DMC pour rapper en duo, alternant et complétant leurs phrases avec une grande énergie.
Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Tags
Vie quotidienne
Matin
Les membres du groupe se réveillaient dans des maisons modestes de Hollis, dans le Queens. Les matins ordinaires ressemblaient à ceux de n'importe quels jeunes du quartier : école pour DMC, étudiant sérieux, puis très vite répétitions et écriture de textes.
Après-midi
L'après-midi était consacré à la création : écrire des rimes, peaufiner les beats sur la boîte à rythmes et travailler les scratchs aux platines. Jam Master Jay passait des heures à affiner ses transitions et ses sons.
Soir
Le soir, place aux concerts et aux fêtes de quartier où le groupe testait ses morceaux devant le public. Plus tard, leur succès les a menés sur de grandes scènes et en tournée à travers le pays.
Alimentation
Leur alimentation était celle des jeunes new-yorkais des années 1980 : restauration rapide, pizzas, plats à emporter et cuisine familiale afro-américaine. Rien de luxueux au début de leur carrière.
Vêtements
Leur tenue était devenue une marque de fabrique : survêtements noirs Adidas, chapeau Fedora, grosses chaînes en or et baskets Superstar portées sans lacets. Ce style « de la rue », sans paillettes, tranchait avec les costumes des artistes précédents.
Habitat
Ils ont grandi dans des maisons individuelles de la classe moyenne afro-américaine de Hollis, un quartier calme du Queens loin du Bronx où était né le hip-hop. Le succès leur a ensuite permis d'accéder à un meilleur confort.






