Stéphane Mallarmé (1842-1898) est un poète français, figure majeure du symbolisme. Professeur d'anglais de métier, il bouleverse le langage poétique par sa recherche de la suggestion et de la pureté, et ouvre la voie à la poésie moderne.
Stéphane Mallarmé(1842 — 1898)
Stéphane Mallarmé
France
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Questions fréquentes
Citations célèbres
« Donner un sens plus pur aux mots de la tribu.»
« Un coup de dés jamais n'abolira le hasard.»
« Le monde est fait pour aboutir à un beau livre.»
Faits marquants
- Né en 1842 à Paris, mort en 1898 à Valvins (Vulaines-sur-Seine)
- Publie *L'Après-midi d'un faune* en 1876, qui inspirera Debussy en 1894
- Anime les célèbres « mardis » de la rue de Rome, foyer du symbolisme
- Compose *Un coup de dés jamais n'abolira le hasard* (1897), poème révolutionnant la mise en page
- Considéré comme le « prince des poètes » à la mort de Verlaine en 1896
Œuvres & réalisations
Court poème célèbre exprimant le désir d'évasion et la fatigue de vivre ; l'un de ses textes les plus connus.
Églogue d'une grande musicalité, illustrée par Manet, qui inspira plus tard le « Prélude » de Debussy.
Revue de mode féminine qu'il rédige entièrement seul sous plusieurs pseudonymes, mêlant fantaisie et poésie.
Versions françaises du « Corbeau » (illustré par Manet) et d'autres poèmes de Poe, qu'il admirait profondément.
Grand poème resté inachevé, longue méditation sur la beauté et la pureté, travaillé toute sa vie.
Recueil de proses et de réflexions sur la poésie, où il développe l'idée de suggestion contre la simple description.
Poème à la mise en page révolutionnaire, dispersant les mots sur la page ; il annonce la poésie moderne et visuelle.
Recueil rassemblant ses poèmes essentiels, publié peu après sa mort et devenu une référence du symbolisme.
Anecdotes
Chaque mardi soir, dans son petit appartement du 89 rue de Rome à Paris, Mallarmé recevait de jeunes écrivains autour du poêle de porcelaine. Debout, la pipe à la main, il parlait pendant des heures de poésie. Ces « Mardis » virent passer Paul Valéry, André Gide ou Paul Claudel : on y a en partie inventé la poésie moderne.
Mallarmé adorait écrire des vers sur n'importe quel support : des éventails offerts à sa femme et à sa fille, des œufs de Pâques, des galets, et même les enveloppes de son courrier. Ces adresses rimées, réunies sous le titre « Les Loisirs de la poste », arrivaient pourtant à bon port grâce à des facteurs amusés.
Pendant des années, Mallarmé fut un professeur d'anglais peu enthousiaste, qui trouvait son métier épuisant mais devait en vivre. Après un séjour à Londres pour maîtriser la langue, il rédigea même des manuels scolaires comme « Les Mots anglais », tout en composant ses poèmes le soir.
En 1884, l'écrivain Joris-Karl Huysmans fit l'éloge de Mallarmé dans son roman « À rebours », et Verlaine le classa parmi ses « Poètes maudits ». Presque du jour au lendemain, ce professeur discret et longtemps incompris devint un maître admiré par toute une génération.
En 1897, Mallarmé publia « Un coup de dés jamais n'abolira le hasard » : les mots y sont éparpillés sur la double page, en caractères de tailles différentes, comme des constellations. Cette mise en page révolutionnaire annonçait la poésie visuelle du XXe siècle.
Mallarmé mourut brutalement en 1898 dans sa maison de Valvins, au bord de la Seine, étouffé par un spasme de la gorge. La veille, il avait écrit à sa femme et à sa fille de brûler ses papiers, expliquant qu'il n'y avait là « pas d'héritage littéraire ».
Sources primaires
La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres. / Fuir ! là-bas fuir !
Ces nymphes, je les veux perpétuer.
Tel qu'en Lui-même enfin l'éternité le change, / Le Poëte suscite avec un glaive nu / Son siècle épouvanté de n'avoir pas connu / Que la mort triomphait dans cette voix étrange.
Je dis : une fleur ! et, hors de l'oubli où ma voix relègue aucun contour, [...] musicalement se lève, idée même et suave, l'absente de tous bouquets.
UN COUP DE DÉS JAMAIS N'ABOLIRA LE HASARD
Lieux clés
Ville natale de Mallarmé, où il revient s'installer en 1871 et anime sa vie littéraire jusqu'à la fin.
Modeste logement parisien où se tenaient les célèbres « Mardis », réunions de jeunes poètes autour du maître.
Mallarmé y séjourne en 1862-1863 pour apprendre l'anglais, langue qu'il enseignera ensuite et dont il tirera des manuels scolaires.
Première ville où il enseigne l'anglais au lycée à partir de 1863 ; il y commence « Hérodiade » et « L'Après-midi d'un faune ».
Maison de campagne au bord de la Seine, près de Fontainebleau, où Mallarmé aimait canoter et où il meurt en 1898.
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Brise marine
1865
L'Après-midi d'un faune
1876
La Dernière Mode
1874
Traduction des poèmes d'Edgar Poe
1875-1888
Hérodiade
commencé en 1864
Un coup de dés jamais n'abolira le hasard
1897






