Suvorov(1730 — 1800)
Alexandre Souvorov
Empire russe
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Généralissime russe du XVIIIe siècle, considéré comme l'un des plus grands chefs militaires de l'histoire russe. Réputé invaincu en plus de soixante batailles, il se distingua sous le règne de Catherine II puis de Paul Ier, notamment lors des guerres contre l'Empire ottoman et la France révolutionnaire.
Questions fréquentes
Citations célèbres
« Entraîne-toi durement, combats facilement»
« La balle est folle, la baïonnette est sage»
Faits marquants
- Né en 1730 à Moscou dans une famille de petite noblesse russe
- Prise de la forteresse ottomane d'Izmaïl en 1790 lors de la guerre russo-turque
- Élevé au rang de généralissime en 1799 par le tsar Paul Ier
- Mena la campagne d'Italie et la traversée des Alpes suisses contre les armées françaises en 1799
- Mort en 1800 à Saint-Pétersbourg, réputé n'avoir jamais perdu de bataille
Œuvres & réalisations
Coup de main audacieux sur une forteresse turque du Danube, révélant son goût de l'offensive rapide.
Assaut victorieux d'une forteresse ottomane jugée imprenable, devenu un symbole de la puissance militaire russe.
Répression de l'insurrection polonaise qui consolide la domination russe sur la région.
Manuel d'instruction militaire condensant sa doctrine de la rapidité, du coup d'œil et de l'assaut.
Victoire sur l'armée française en Italie du Nord lors de la campagne de la Deuxième Coalition.
Nouvelle victoire décisive contre les Français, achevant la reconquête de l'Italie du Nord.
Retraite-épopée à travers le Saint-Gothard et le pont du Diable, exploit logistique et tactique resté légendaire.
Anecdotes
Souvorov détestait le luxe et les manières de cour : il dormait sur de la paille, se levait avant l'aube et se baignait dans l'eau glacée même en hiver. Il prenait ses repas avec ses soldats et partageait leurs conditions de vie, ce qui lui valait une immense popularité dans les rangs.
Il résuma sa doctrine militaire dans un petit manuel destiné aux soldats, La Science de la victoire, dont la formule la plus célèbre est restée proverbiale en Russie : « La balle est sotte, la baïonnette est brave. » Il y prônait la rapidité, le coup d'œil et l'assaut décidé.
En 1799, âgé de près de soixante-dix ans, Souvorov mena son armée à travers les Alpes suisses pour échapper à l'encerclement français. Le franchissement du col du Saint-Gothard et du pont du Diable, dans la neige et sans ravitaillement, est resté l'un des exploits militaires les plus célèbres de l'histoire russe.
L'empereur Paul Ier, maniaque de la discipline prussienne, imposa de nouveaux uniformes poudrés et des manœuvres rigides. Souvorov, qui méprisait ces parades, aurait lancé : « La poudre n'est pas de la poudre à canon, la boucle n'est pas un canon, je ne suis pas un Allemand mais un Russe de naissance. » Ses railleries lui valurent une disgrâce temporaire.
Réputé invaincu, Souvorov aimait répéter que l'on doit s'entraîner durement pour combattre facilement (« Lourd à l'exercice, léger au combat »). Il accordait une importance extrême à l'instruction et au moral de la troupe autant qu'à la stratégie.
Sources primaires
La balle est sotte, la baïonnette est brave. Tire une fois, mais frappe avec la baïonnette ; jette l'homme à terre d'un coup.
Lourd à l'exercice, léger au combat. Le coup d'œil, la rapidité, l'assaut.
Nous franchissons des montagnes que nul n'avait franchies, repoussant un ennemi supérieur en nombre.
Lieux clés
Ville natale de Souvorov, où il grandit dans une famille de la noblesse de service avant d'entrer dans l'armée.
Forteresse ottomane sur le Danube, réputée imprenable, enlevée d'assaut par Souvorov en 1790. L'un de ses faits d'armes les plus célèbres.
Passage de haute montagne franchi par l'armée de Souvorov en 1799 lors de la campagne de Suisse, dans des conditions extrêmes.
Lieu de la victoire de Souvorov contre les Français en août 1799, pendant la campagne d'Italie de la Deuxième Coalition.
Capitale impériale où Souvorov mourut en 1800 peu après son retour de campagne. Un musée lui y est aujourd'hui consacré.
Domaine rural où Souvorov fut assigné en résidence durant sa disgrâce sous Paul Ier, avant d'être rappelé pour commander en 1799.





