Vicente Aleixandre(1898 — 1984)
Vicente Aleixandre
Espagne
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Vicente Aleixandre est un poète espagnol majeur du XXe siècle, figure de la Génération de 27. Son œuvre, marquée par le surréalisme puis par une poésie de la solidarité humaine, lui valut le prix Nobel de littérature en 1977.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né le 26 avril 1898 à Séville
- Publie 'La Destrucción o el amor', couronné du Prix national de littérature en 1933
- Reste en Espagne après la guerre civile et devient une référence pour les jeunes poètes sous le franquisme
- Élu à l'Académie royale espagnole en 1949
- Reçoit le prix Nobel de littérature en 1977 ; meurt le 13 décembre 1984 à Madrid
Œuvres & réalisations
Premier recueil de poèmes, encore marqué par la poésie pure et la rigueur formelle.
Recueil pleinement surréaliste, où l'image libre et l'inconscient prennent le pouvoir sur le langage.
Chef-d'œuvre couronné par le Prix national de littérature : l'amour y est fusion totale avec la nature et le cosmos.
Œuvre majeure de l'après-guerre qui relance la poésie espagnole ; elle évoque un paradis primitif et lumineux.
Tournant vers une poésie de la solidarité humaine, attentive au temps qui passe et aux autres hommes.
Recueil récompensé par le Prix de la critique, qui élargit son regard à la matière et à la collectivité humaine.
Grande œuvre de la vieillesse méditant sur le savoir, la jeunesse perdue et la mort.
Anecdotes
À partir de 1925, Vicente Aleixandre est frappé par une grave maladie rénale qui lui fait perdre un rein en 1932. Souvent alité, il transforme sa chambre en atelier d'écriture et compose une partie de son œuvre couché, ce qui ne l'empêche pas de devenir l'un des plus grands poètes espagnols du siècle.
Alors que la plupart des poètes de la Génération de 27 (Alberti, Cernuda, Guillén…) partent en exil après la guerre civile, Aleixandre choisit de rester en Espagne sous la dictature de Franco. Sa maison madrilène du n°3 de la rue Velintonia devient un refuge littéraire et un pont entre les poètes d'avant-guerre et les jeunes générations.
En 1977, à 79 ans, Aleixandre reçoit le prix Nobel de littérature. Trop fragile pour voyager jusqu'à Stockholm, il ne peut assister à la cérémonie : c'est un représentant qui reçoit la distinction en son nom, tandis que l'Espagne, qui sort tout juste du franquisme, célèbre l'un des siens.
Enfant, Aleixandre passe plusieurs années à Málaga, au bord de la Méditerranée. Toute sa vie, il gardera de cette ville lumineuse le souvenir d'un paradis perdu, qu'il chantera dans le poème « Ciudad del paraíso » de son recueil *Sombra del paraíso*.
Aleixandre se lie d'amitié avec Federico García Lorca et d'autres poètes de sa génération lors de l'hommage rendu à Góngora en 1927. L'assassinat de Lorca en 1936, au début de la guerre civile, le marquera profondément et planera sur sa poésie d'après-guerre.
Sources primaires
La poesía es comunicación. (« La poésie est communication. »)
Pour une œuvre poétique créatrice qui éclaire la condition de l'homme dans le cosmos et dans la société d'aujourd'hui, tout en représentant le grand renouveau des traditions de la poésie espagnole entre les deux guerres.
Le titre même résume sa vision : l'amour est une fusion totale avec la nature et le cosmos, indissociable d'une forme de destruction de soi.
Lieux clés
Ville d'Andalousie où naît Vicente Aleixandre en 1898. Il y passe ses toutes premières années avant le départ de la famille.
Ville méditerranéenne où Aleixandre passe une partie de son enfance. Il la chantera comme une « ville du paradis », souvenir lumineux et perdu.
Ville où Aleixandre vit l'essentiel de sa vie adulte et meurt en 1984. Sa maison du n°3 de la rue Velintonia fut un foyer littéraire majeur.
Institution madrilène chargée de veiller sur la langue espagnole, où Aleixandre est élu académicien en 1949.
Lieu de l'hommage à Góngora en décembre 1927, événement fondateur de la Génération de 27 à laquelle appartient Aleixandre.






