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Kvöldmatur, kaffitími et Þorramatur — le rythme islandais
La table islandaise du XXe siècle ne se découpe pas en entrée-plat-dessert. On distingue le morgunmatur (matin), le hádegismatur (midi léger), le kvöldmatur (repas chaud du soir, souvent du poisson) et surtout le kaffitími, la pause café sacrée de l'après-midi où l'on sert des pâtisseries. Les provisions de route (nesti) et les en-cas (millimál) tiennent une place à part dans un pays de pêcheurs et de bergers. Enfin, en plein hiver, le festin du Þorrablót rassemble les mets conservés (fumés, séchés, fermentés, salés) hérités d'une terre sans céréales ni vergers.
Signature : La conservation nordique (séchage, fumage, fermentation)
Sur une île battue par les vents, sans blé ni fruits, tout l'art culinaire islandais naît de la nécessité de garder la nourriture : on sèche le poisson au vent salé, on fume l'agneau, on transforme le lait en skyr. Cette ingéniosité de la rareté est la vraie signature de la cuisine de Vigdís.

Vigdís Finnbogadóttir à table

1930 — ?

5 recettes d’époque