retournerHangikjöt (agneau fumé de fête)
Hangikjöt (agneau fumé de fête)
Pourquoi ce plat ? Le hangikjöt — littéralement « viande pendue » — est le plat des fêtes de Noël et du Þorrablót, ces moments où l'Islande tout entière se rassemble. Pour une présidente qui incarnait l'unité nationale et la fierté culturelle, ce mets fumé au bois de bouleau est le symbole même de la table de célébration.
Un gigot ou une épaule d'agneau fumé puis poché, servi en fines tranches tièdes ou froides, accompagné de pommes de terre en sauce blanche sucrée et de petits pois.
Quand venait Noël, la maison se parfumait de cet agneau fumé que l'on avait suspendu des semaines durant au-dessus de la fumée de bouleau. Je le faisais pocher doucement, sans hâte, car la patience fait toute la tendresse de la viande. On le tranche finement, on l'accompagne de pommes de terre nappées d'une sauce blanche à peine sucrée, et chacun se sert à la table commune. C'est un plat qui rassemble, et rassembler, voyez-vous, fut toujours mon métier.
- •Épaule ou gigot d'agneau fumé au bouleau — une belle pièce (pièce maîtresse)
- •Pommes de terre — selon les convives (accompagnement)
- •Lait et farine — pour la sauce (sauce blanche (uppstúf))
- •Petits pois — une poignée (garniture)
- •Un peu de sucre — une pincée (équilibre de la sauce)
Hangikjöt (agneau fumé de fête)
Un gigot ou une épaule d'agneau fumé puis poché, servi en fines tranches tièdes ou froides, accompagné de pommes de terre en sauce blanche sucrée et de petits pois.
Pourquoi ce plat ? Le hangikjöt — littéralement « viande pendue » — est le plat des fêtes de Noël et du Þorrablót, ces moments où l'Islande tout entière se rassemble. Pour une présidente qui incarnait l'unité nationale et la fierté culturelle, ce mets fumé au bois de bouleau est le symbole même de la table de célébration.
Quand venait Noël, la maison se parfumait de cet agneau fumé que l'on avait suspendu des semaines durant au-dessus de la fumée de bouleau. Je le faisais pocher doucement, sans hâte, car la patience fait toute la tendresse de la viande. On le tranche finement, on l'accompagne de pommes de terre nappées d'une sauce blanche à peine sucrée, et chacun se sert à la table commune. C'est un plat qui rassemble, et rassembler, voyez-vous, fut toujours mon métier.
Ingrédients (version d’époque)
- Épaule ou gigot d'agneau fumé au bouleau — une belle pièce (pièce maîtresse)
- Pommes de terre — selon les convives (accompagnement)
- Lait et farine — pour la sauce (sauce blanche (uppstúf))
- Petits pois — une poignée (garniture)
- Un peu de sucre — une pincée (équilibre de la sauce)
Ingrédients
- Agneau fumé (hangikjöt, ou épaule fumée à défaut) — 1,2 kg (pièce maîtresse)
- Pommes de terre — 800 g (accompagnement)
- Lait — 500 ml (sauce blanche)
- Beurre et farine — 30 g chacun (roux de la sauce)
- Petits pois — 200 g (garniture)
- Sucre — 1 cuillère à café (équilibre)
Préparation
- Poser l'agneau fumé dans une grande marmite d'eau froide, porter à frémissement et pocher doucement 1 h à 1 h 30 selon le poids.
- Laisser tiédir la viande dans son bouillon, puis la trancher finement.
- Cuire les pommes de terre à l'eau.
- Préparer une sauce blanche (uppstúf) : roux beurre-farine, lait, une pincée de sucre et de sel, puis les petits pois.
- Napper les pommes de terre de sauce et servir l'agneau tiède ou froid à côté.
Comment on faisait : Faute de bois, les Islandais fumaient traditionnellement la viande à la bouse de mouton séchée (taðreykt) ou au bois de bouleau, suspendue dans la fumée du foyer. Poché puis servi froid, le hangikjöt se conserve et trône sur les buffets de Noël et du Þorrablót.
Le twist contemporain : Le servir en fines tranches sur du flatkaka (galette de seigle) avec une noisette de beurre, en bouchées pour un buffet.
Sources : Nanna Rögnvaldardóttir, Icelandic Food and Cookery (2002)
Vigdís Finnbogadóttir · Charactorium





