La carte de Vigdís Finnbogadóttir
Harðfiskur með smjöri (poisson séché au beurre)
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Nesti — provisions de route et en-cas (millimál)

Harðfiskur með smjöri (poisson séché au beurre)

ConservationDocumentée🍄 🧂facile10 min (hors séchage)
Nesti — provisions de route et en-cas (millimál)

Harðfiskur með smjöri (poisson séché au beurre)

Pourquoi ce plat ? Sans céréales pour faire du pain pendant des siècles, l'Islande a fait du poisson séché son « pain de la mer ». Léger, durable, plein de force, le harðfiskur accompagnait tous les déplacements — celui qu'on glissait dans son sac avant de prendre la route, comme Vigdís sillonnait son île pour aller à la rencontre de son peuple.

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Nesti — provisions de route et en-cas (millimál)

Des lanières de cabillaud, d'églefin ou de loup de mer séchées au vent jusqu'à devenir cassantes, que l'on déguste effilochées avec une généreuse couche de beurre.

Voilà le véritable pain de notre île : le poisson séché au vent du large, dur comme l'écorce et pourtant si nourrissant. On en battait les lanières contre une pierre pour les attendrir, puis on les déchirait à la main avant d'y étaler une bonne couche de beurre. J'en emportais toujours pour la route — rien ne soutient mieux le voyageur. Mâchez-le lentement, et vous goûterez la mer elle-même.
Vigdís Finnbogadóttir
Ingrédients
  • Cabillaud, églefin ou loup de merdes filets entiers (matière à sécher)
  • Vent froid et salé du littoralplusieurs semaines (séchage naturel)
  • Beurreà volonté (accompagnement gras)
Comment on faisait : Le harðfiskur est l'un des plus vieux aliments d'Islande : on séchait le poisson au vent sans sel ni feu, et il servait littéralement de pain dans un pays où le grain manquait. Marchandise d'échange, il se conservait des mois et nourrissait pêcheurs et voyageurs.
Sources : Nanna Rögnvaldardóttir, Icelandic Food and Cookery (2002)

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