Wangechi Mutu est une artiste plasticienne américano-kényane née en 1972 à Nairobi. Elle est célèbre pour ses collages monumentaux, ses sculptures et ses installations qui explorent le corps féminin noir, le post-colonialisme et l'identité africaine.
Wangechi Mutu(1972 — ?)
Wangechi Mutu
Kenya
6 min de lecture
Questions fréquentes
Faits marquants
- Née en 1972 à Nairobi, au Kenya, elle étudie ensuite aux États-Unis (Cooper Union puis Yale University, MFA en 2000)
- Connue pour ses grands collages mêlant images de magazines, peinture et matériaux variés, représentant des figures féminines hybrides
- En 2019, elle réalise les premières sculptures installées dans les niches de la façade du Metropolitan Museum of Art de New York (série 'The NewOnes, will free Us')
- Son œuvre interroge le regard porté sur le corps de la femme noire, le colonialisme et la mondialisation
- Elle partage sa vie et son travail entre New York et Nairobi
Œuvres & réalisations
Grands collages représentant des femmes hybrides faites d'images découpées. Ils ont fait la renommée de l'artiste et interrogent le regard sur le corps féminin noir.
Premier film d'animation de l'artiste, créé avec la chanteuse Santigold. Une créature monstrueuse y dévore tout sur son passage, métaphore de la consommation et de la destruction.
Rétrospective itinérante majeure réunissant plus de cinquante œuvres. Elle consacre sa reconnaissance internationale.
Quatre sculptures de bronze de femmes assises installées sur la façade du Metropolitan Museum. Premières œuvres à occuper ces niches, elles inversent la place des corps féminins africains dans l'art.
Sculpture monumentale en bronze inspirée de la figure mythique de Mami Wata, esprit de l'eau d'Afrique de l'Ouest. Elle marque son affirmation comme sculptrice.
Grande rétrospective au New Museum de New York couvrant trois décennies de création, des collages aux sculptures monumentales.
Anecdotes
Wangechi Mutu a grandi à Nairobi, au Kenya, où elle a fréquenté une école catholique tenue par des religieuses. Adolescente, elle part étudier au pays de Galles, puis aux États-Unis, un parcours qui nourrira plus tard son art tourné vers la double appartenance et l'exil.
Pour réaliser ses célèbres collages, Wangechi Mutu découpe des images dans des magazines très différents : revues de mode, magazines pornographiques, atlas médicaux et catalogues d'ethnographie. En assemblant ces fragments, elle compose des corps de femmes mi-humaines, mi-créatures qui interrogent le regard porté sur les femmes noires.
En 2019, Wangechi Mutu est la première artiste à occuper les niches de la façade du Metropolitan Museum of Art de New York, restées vides depuis la construction du bâtiment en 1902. Elle y installe quatre sculptures de bronze représentant des femmes assises, intitulées « The NewOnes, will free Us ».
Wangechi Mutu mène une double vie entre deux continents : elle partage son temps entre son atelier de Brooklyn, à New York, et un second atelier installé à Nairobi, sa ville natale, où elle puise matériaux et inspiration.
Ses œuvres ne sont pas seulement des images : Mutu y ajoute parfois de la fourrure, des paillettes, de la terre, des perles ou des plumes, transformant le collage en surface presque vivante que le spectateur a envie de toucher.
Sources primaires
Mutu décrit ses figures comme des « Sentinelles » — des gardiennes africaines placées à l'entrée du musée pour accueillir et protéger les visiteurs, renversant la place habituellement réservée aux corps des femmes noires dans l'histoire de l'art.
« Les femmes que je crée sont des hybrides, des survivantes ; elles sont faites de morceaux du monde et pourtant restent entières. »
L'exposition rassemble plus de cinquante œuvres, des collages aux installations vidéo, montrant comment l'artiste tisse ensemble mythologie, science-fiction et histoire coloniale africaine.
Lieux clés
Ville natale de Wangechi Mutu où elle a grandi et où elle a installé un second atelier. Elle y puise matériaux, mémoire et inspiration.
Où l'artiste obtient en 2000 son master en beaux-arts, spécialité sculpture. Une étape clé de sa formation.
Lieu de son principal atelier, où elle vit et travaille une grande partie de l'année. Centre de sa carrière internationale.
Façade où elle installe en 2019 ses quatre sculptures de bronze, premières œuvres à occuper les niches restées vides depuis 1902.
École d'art new-yorkaise où Mutu suit sa première formation supérieure aux États-Unis avant Yale.
Objets typiques

Outils de découpe qui permettent à l'artiste de prélever avec précision des fragments d'images dans des magazines. Ils sont au cœur de sa technique du collage.

Revues de mode, atlas médicaux et catalogues ethnographiques dans lesquels Mutu puise ses fragments. Ils incarnent les regards contradictoires posés sur le corps des femmes noires.

Matériau naturel rapporté de son pays natal que l'artiste incorpore à ses installations et sculptures. Il relie son œuvre à la terre africaine et à ses racines.

Métal coulé utilisé pour ses sculptures monumentales comme les « Sentinelles » du Met. Matériau noble traditionnellement réservé aux statues de pouvoir, qu'elle détourne au profit de figures féminines africaines.

Petits éléments décoratifs collés à la surface des œuvres pour leur donner relief et brillance. Ils mêlent l'ornement africain et l'imaginaire du glamour occidental.
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Vie quotidienne
Matin
Comme beaucoup d'artistes contemporains, Wangechi Mutu commence souvent sa journée à l'atelier, qu'il soit à Brooklyn ou à Nairobi. La matinée est consacrée à la réflexion, au tri d'images et à la préparation des matériaux.
Après-midi
L'après-midi est dédié au travail de la matière : découpage, collage, modelage de l'argile ou supervision de pièces en bronze à la fonderie. Elle collabore régulièrement avec des assistants pour les œuvres de grand format.
Soir
Le soir peut être consacré à des rencontres avec galeristes, conservateurs et autres artistes, ou à la documentation : lectures, recherches sur l'histoire africaine, le féminisme et la science-fiction qui nourrissent son imaginaire.
Alimentation
Vivant entre les États-Unis et le Kenya, elle évolue entre deux cultures culinaires : la cuisine new-yorkaise cosmopolite et les plats kényans comme l'ugali (pâte de maïs) ou le sukuma wiki (légumes verts sautés).
Vêtements
Artiste contemporaine, elle porte des vêtements de travail pratiques à l'atelier et, lors des vernissages, des tenues qui mêlent souvent élégance occidentale et références aux textiles et parures africaines.
Habitat
Elle partage sa vie entre un logement et un atelier à Brooklyn, quartier d'artistes de New York, et une résidence à Nairobi, maintenant un ancrage permanent entre ses deux pays.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Série de collages sur Mylar et papier
années 2000
Wangechi Mutu: A Fantastic Journey
2013




