Interview imaginaire

Interview imaginaire avec Friedrich Nietzsche

par Charactorium · Friedrich Nietzsche (1844 — 1900) · Philosophie · 4 min de lecture

Interview imaginaire générée par IA à partir de sources documentées.

Deux jeunes visiteurs, en classe découverte, poussent la porte d'une petite chambre de pension aux volets clos. Un vieux monsieur à l'imposante moustache, des lunettes très épaisses sur le nez, les accueille avec un sourire timide. Il pose ses carnets et accepte de répondre à toutes leurs questions.

Vous aviez quel âge quand vous êtes devenu professeur à l'université ?

Tu vas rire : j'avais seulement 24 ans. On m'a nommé professeur à Bâle, en Suisse, et je n'avais même pas fini ma grande thèse ! J'enseignais la philologie, c'est-à-dire l'étude des textes très anciens, ceux des Grecs et des Romains. Imagine un jeune homme intimidé, qui entre dans une salle pleine d'étudiants plus âgés que lui presque. Mes élèves disaient que j'étais poli, réservé, d'une politesse un peu trop grande. C'est drôle, non ? On me croit terrible, rugissant. En vrai, j'étais doux comme un agneau qui a peur de déranger.

On me croit terrible. En vrai, j'avais peur de déranger.

C'est vrai que vous écriviez avec une machine parce que vous ne voyiez plus ?

Oui, mon enfant, c'est vrai. Mes yeux me lâchaient. Par moments, j'étais presque aveugle, et de terribles maux de tête m'empêchaient de lire. Alors, vers 1882, je me suis procuré une drôle de machine venue du Danemark, la Malling-Hansen. Imagine une petite boule de métal hérissée de touches : tu appuies, et la lettre s'imprime sur le papier sans que tu voies rien. J'étais l'un des tout premiers penseurs à écrire ainsi ! Mes meilleures idées, pourtant, je les notais en marchant, dans des petits carnets que je gardais toujours sur moi.

Vous habitiez où, en fait ? Vous aviez une vraie maison ?

Non, figure-toi, je n'ai pas eu de vraie maison pendant dix ans. Je vivais comme un nomade, avec quelques malles pleines de livres et de manuscrits. L'été, je montais à Sils-Maria, un village au milieu des montagnes suisses. L'hiver, je descendais à Nice, près de la mer, pour le soleil doux. Je louais des petites chambres meublées, souvent au dernier étage. Imagine un lit, une table, et des piles de livres partout. C'était modeste, mais de ma fenêtre, je voyais les sommets ou la Méditerranée. Pour un homme malade, c'était déjà une grande richesse.

Et vos journées, ça ressemblait à quoi ?

Je me levais très tôt, vers cinq heures du matin. J'écrivais dès l'aube, avant que ma tête ne me fasse trop mal. Puis, l'après-midi, je partais marcher des heures, seul, dans la montagne ou le long de la côte. Mes idées naissaient en marchant, pas assis à un bureau ! Je mangeais très peu : des fruits, du pain, des légumes, jamais d'alcool ni de café, car mon ventre était fragile. Le soir, épuisé, je jouais parfois du piano. Sais-tu qu'un jour, près d'un lac de montagne, une idée immense m'a traversé d'un coup ? J'en ai tremblé.

Mes meilleures idées sont nées en marchant, jamais assis.

On dit que vous aviez un ami musicien très célèbre. C'était qui ?

Ah, Richard Wagner... C'était un grand compositeur, et je l'aimais comme un fils aime un père. Imagine : je passais des soirées entières chez lui, à parler de musique et de la Grèce ancienne jusqu'à la nuit. Pour moi, la musique était l'art le plus haut de tous. J'en jouais moi-même, au piano. Wagner était brillant, drôle, immense. J'avais l'impression d'avoir trouvé l'âme jumelle de la mienne. Tu sais, quand on est jeune et seul, rencontrer quelqu'un qu'on admire à ce point, c'est comme trouver une famille. Je croyais que cette amitié durerait toujours.

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Friedrich Nietzsche title QS:P1476,en:"Friedrich Nietzsche "label QS:Len,"Friedrich Nietzsche "label QS:Les,"Friedrich Nietzsche"label QS:Lfr,"Frederich Nietzsche"label QS:Luk,"Фрідріх Ніцше"label QSWikimedia Commons, Public domain — Edvard Munch

Et pourquoi vous vous êtes fâchés, alors ?

Parce que mon ami a changé, et que je n'ai pas pu me taire. Wagner s'est mis à exalter la grandeur de l'Allemagne, à mépriser les autres peuples. Puis il a écrit un opéra très religieux, Parsifal, plein de croix et de génuflexions. Moi, je n'y croyais plus, à tout cela. La rupture est venue vers 1878, après mon livre Humain, trop humain. Ça m'a déchiré, tu sais. On ne quitte pas un ami qu'on a aimé sans souffrir. Mais je préfère perdre un ami que me mentir à moi-même. La vérité m'a toujours coûté très cher.

Je préfère perdre un ami que me mentir à moi-même.

C'est vrai que vous avez écrit votre plus grand livre en dix jours ?

La première partie, oui ! C'était en février 1883, à Rapallo, en Italie. Les phrases venaient si vite que je pouvais à peine les rattraper. Imagine un torrent qui dévale la montagne après l'orage : je ne dirigeais plus rien, j'écrivais, j'écrivais, comme emporté. Ce livre s'appelle Ainsi parlait Zarathoustra. C'est un poème, presque une prophétie, où un sage descend de sa montagne pour parler aux hommes. Dix jours de transe, mon enfant. Après, j'étais vidé, mais heureux. Parfois, l'esprit te donne en quelques jours ce que tu cherchais depuis dix ans.

Weimar, Museum Neues Weimar, Curt Stoeving, Bildnis von Friedrich Nietzsche
Weimar, Museum Neues Weimar, Curt Stoeving, Bildnis von Friedrich NietzscheWikimedia Commons, CC BY 4.0 — Dguendel

Et c'est quoi, le « surhomme » dont tout le monde parle ?

Ah, ne va surtout pas imaginer un géant tout-puissant ! En allemand je dis Übermensch. C'est l'homme qui dépasse les vieilles règles toutes faites pour inventer ses propres valeurs, son propre chemin. Dans mon Zarathoustra, j'écris une phrase qui a fait scandale : « Dieu est mort ! » Tu trembles ? C'est normal. Je voulais dire que les hommes ne croient plus aux anciennes vérités, et qu'ils doivent apprendre à tenir debout tout seuls. C'est effrayant, mais c'est aussi une liberté immense. Devenir soi-même, voilà le plus difficile des voyages. Personne ne peut le faire à ta place.

Devenir soi-même : voilà le plus difficile des voyages.

On a entendu une histoire triste avec un cheval. Qu'est-ce qui s'est passé ?

Tu touches là mon dernier jour de lucidité, mon enfant. C'était en janvier 1889, à Turin, en Italie. Je marchais dans la rue quand j'ai vu un cocher frapper son cheval à coups de fouet, encore et encore. La pauvre bête tremblait. Quelque chose s'est brisé en moi. Je me suis précipité, j'ai jeté mes bras autour du cou du cheval pour le protéger, et j'ai pleuré, pleuré sans pouvoir m'arrêter. Après ce jour-là, mon esprit s'est éteint comme une lampe. Je crois que mon cœur ne supportait plus la cruauté du monde.

Si on pouvait retenir une seule de vos idées, ce serait laquelle ?

Celle-ci, je te la donne pour la route : « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort. » J'ai écrit cela dans Le Gai Savoir. Toute ma vie, j'ai eu mal : la tête, les yeux, le ventre, le cœur. J'aurais pu me plaindre du matin au soir. Mais j'ai choisi d'aimer mon destin, même les jours noirs. Imagine un arbre tordu par le vent de la montagne : il souffre, mais ses racines s'enfoncent plus profond. Toi aussi, tu grandiras à travers ce qui te résiste. N'aie pas peur des tempêtes : elles font les âmes solides.

Ce qui ne me tue pas me rend plus fort.
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Cette interview imaginaire a été générée par intelligence artificielle à partir des sources documentées dans la fiche de Friedrich Nietzsche. Elle met en scène ce que la figure aurait pu dire à partir de ce que nous savons d'elle, mais ne constitue pas un propos historique attesté. Pour les sources primaires et la documentation factuelle, consultez la fiche complète.