Interview imaginaire

Interview imaginaire avec Hadès

par Charactorium · Hadès · Mythologie · 5 min de lecture

Interview imaginaire générée par IA à partir de sources documentées.

Deux jeunes visiteurs, descendus très loin sous la terre, arrivent devant un grand trône d'or et d'ombre. Un dieu au manteau sombre les regarde, surpris que des enfants n'aient pas peur de lui. Doucement, il les invite à s'asseoir et à poser leurs questions.

C'est vous qui avez choisi de devenir le dieu des morts ?

Non, mon enfant, personne ne l'a vraiment choisi. Imagine trois frères qui viennent de gagner une immense bataille contre les anciens géants, les Titans. Nous étions trois : Zeus, Poséidon et moi. Alors, pour être justes, nous avons tiré au sort, comme on tire trois cailloux dans un casque. Zeus a eu le ciel. Poséidon a eu la mer grise. Et moi, j'ai reçu le brouillard et l'obscurité, le monde d'en bas. Beaucoup croient que c'est le plus mauvais lot. Mais c'est un royaume immense, aussi grand que les autres. Je ne suis pas un petit dieu, vois-tu. J'ai ma part, entière.

J'ai reçu le brouillard et l'obscurité — c'est un royaume entier, pas une punition.

Ça vous faisait pas peur de descendre vivre tout seul sous la terre ?

Peur ? Non. Mais c'était silencieux, tu sais. Imagine une grande maison sous la roche, sans aucun chant d'oiseau, juste le bruit des fleuves qui coulent dans le noir. Mon palais est magnifique pourtant : il brille d'or, d'argent et de pierres précieuses, car toutes les richesses cachées dans la terre m'appartiennent. Les métaux, les gemmes, tout ce que les hommes creusent pour trouver. Alors j'avais de la beauté autour de moi, mais pas de voix. C'est pour ça, peut-être, que plus tard mon cœur a cherché une compagne. Une maison riche reste froide quand on y est seul.

Une maison pleine d'or reste froide quand on y vit seul.

Pourquoi vous avez emporté Perséphone si elle voulait pas venir ?

Ah, tu poses la question qui me suit depuis toujours. C'est vrai : un jour, je suis monté avec mon char noir tiré par des chevaux noirs, et j'ai emporté Perséphone dans mon royaume. Je l'ai fait parce que j'étais seul, et que je voulais une reine, pas une servante. Les gens racontent souvent juste l'enlèvement. Mais ils oublient la suite. Avec le temps, elle est devenue une vraie reine, respectée, qui décide avec moi. Elle passe une partie de l'année là-haut, près de sa mère, et le reste ici. Et quand elle revient, vois-tu, c'est comme si l'ombre elle-même souriait.

On raconte l'enlèvement, on oublie qu'elle est devenue une reine.

C'est vrai qu'une grenade a tout changé dans cette histoire ?

Oui, et c'est un petit détail qui décide de tout. Avant que Perséphone reparte, elle a mangé quelques grains d'une grenade, ce fruit rouge plein de pépins. Or, dans mon monde, qui goûte la nourriture des morts s'y attache un peu pour toujours. Ce n'était pas une ruse cruelle, comprends-moi : c'était le lien qui faisait d'elle vraiment ma reine. Voilà pourquoi elle partage désormais son temps. Quand elle remonte près de sa mère Déméter, la terre se réjouit et les plantes poussent : c'est le printemps. Quand elle redescend près de moi, vient l'hiver. Un seul fruit, et les saisons sont nées.

Un seul fruit goûté, et voilà pourquoi les saisons existent.

C'est quoi votre travail le matin, quand vous vous levez ?

Chaque matin, les nouvelles âmes arrivent dans mon royaume, par milliers. Mon travail, c'est de veiller à ce que chacune trouve sa juste place. Mais attention : je ne juge pas tout seul, ce serait trop lourd. Je m'appuie sur trois juges très sages, Minos, Éaque et Rhadamanthe. Ils écoutent la vie de chaque âme, ses belles actions et ses fautes. Imagine trois vieux maîtres qui pèsent une existence entière comme on pèse du grain. Les justes vont vers les Champs Élysées, un lieu doux et lumineux. Les autres descendent plus bas. Moi, je veille à ce que la balance soit toujours honnête.

Mon métier, ce n'est pas de punir : c'est que la balance reste honnête.
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Hades abducting Persephonelabel QS:Lfr,"L'Enlèvement de Perséphone par Hadès"label QS:Len,"Hades abducting Persephone"Wikimedia Commons, Public domain — Unknown authorUnknown author

Les méchants, vous les envoyez où exactement ?

Tout au fond, mon enfant, il existe un endroit qu'on appelle le Tartare. C'est la prison la plus profonde de mon royaume, bien plus bas que tout le reste. Imagine un puits si vaste qu'une pierre mettrait des jours à toucher le fond. C'est là que sont enfermés les anciens Titans vaincus et les pires criminels, ceux qui ont trahi les serments sacrés. Je n'y mets pas les gens par colère, comprends bien. J'y garde ceux dont la liberté ramènerait le désordre dans le monde. Sans cette prison, le chaos d'autrefois reviendrait. Je suis un peu le gardien d'une porte qu'il ne faut jamais rouvrir.

Je garde une porte que le monde ne doit jamais rouvrir.

On dit que vous avez un casque magique, c'est vrai ?

C'est vrai ! Je possède un casque qui me rend invisible, complètement. Quand je le porte, personne ne me voit, ni les mortels, ni même les autres dieux. Imagine pouvoir traverser une foule sans qu'un seul regard ne se pose sur toi. Pour le dieu des morts, c'est précieux : je peux veiller sur mon royaume sans qu'on me remarque. Avec mon long manteau sombre et ce casque, je suis comme l'ombre elle-même. D'ailleurs, les gens m'imaginent rarement le visage : ils me sentent plus qu'ils ne me voient. C'est peut-être pour cela qu'on me redoute autant. On craint toujours ce qu'on ne peut pas regarder en face.

On craint toujours ce qu'on ne peut pas regarder en face.
Statue Hadès Jardins Fontaine - Nîmes (FR30) - 2021-07-11 - 1
Statue Hadès Jardins Fontaine - Nîmes (FR30) - 2021-07-11 - 1Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0 — Chabe01

Comment vous faites pour vous déplacer entre votre monde et le nôtre ?

J'ai un char noir, tiré par de grands chevaux noirs comme la nuit. C'est avec lui que je remonte parfois à la surface, puis que je redescends. Mais entre les deux mondes, il y a une frontière : un fleuve qu'on appelle le Styx. Aucune âme ne le traverse seule. Il faut un passeur, un vieux batelier nommé Charon, qui mène les morts sur sa barque. Imagine une rivière sombre, et un seul bateau pour passer. C'est pour ça que les vivants, autrefois, plaçaient une petite pièce sur les morts : c'était le prix du voyage. Mon royaume a ses portes, et nul n'entre ni ne sort sans les franchir.

Mon royaume a ses portes, et nul n'entre ni ne sort sans les franchir.

Pourquoi les gens avaient peur de dire votre nom tout haut ?

Ah, ça me touche que tu le demandes. C'est vrai : à Athènes, les gens évitaient de prononcer mon nom. Ils avaient peur, en m'appelant, d'attirer mon regard et donc la mort. Alors ils me donnaient d'autres noms, plus doux : ils m'appelaient le Riche ou le Bienveillant. C'est curieux, n'est-ce pas ? Ils ne me détestaient pas. Ils me respectaient tellement qu'ils chuchotaient. Imagine que tu n'oses pas dire le nom de quelqu'un de trop important, par crainte de le déranger. Moi, je ne suis pas un dieu méchant. Je suis seulement celui qu'on ne peut éviter. Et ça, ça force le respect plus que la colère.

Ils ne me détestaient pas : ils me respectaient tellement qu'ils chuchotaient.

Il y avait des endroits où les gens venaient vous parler ?

Oui, et c'est beau que les hommes m'aient cherché. À Éleusis, un sanctuaire près d'Athènes, on me vénérait avec Perséphone et sa mère Déméter, lors de cérémonies secrètes. Les gens y venaient pour comprendre le mystère de la mort et de la vie qui renaît, comme le grain qui repousse après l'hiver. Il y avait aussi, en Épire, un temple creusé près du fleuve Achéron, où l'on espérait parler aux morts aimés. Imagine des familles qui descendent dans le noir, une lampe à la main, pour murmurer un mot à ceux qu'elles ont perdus. Je n'étais pas qu'un dieu qu'on craint. J'étais aussi celui vers qui on revient.

Je n'étais pas qu'un dieu qu'on craint : j'étais celui vers qui on revient.
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Pour aller plus loin

Cette interview imaginaire a été générée par intelligence artificielle à partir des sources documentées dans la fiche de Hadès. Elle met en scène ce que la figure aurait pu dire à partir de ce que nous savons d'elle, mais ne constitue pas un propos historique attesté. Pour les sources primaires et la documentation factuelle, consultez la fiche complète.