Imaginary interview

Kids interview Anggun

by Charactorium · Anggun (1974 — ?) · Performing Arts · Music · 5 min read

Imaginary interview generated by AI from documented sources.
Portrait of Anggun
Wikimedia Commons, Public domain — Anonymous or various authors

Ce matin-là, deux élèves de cinquième arrivent dans une petite loge encombrée de partitions. Une chanteuse au sourire doux les fait asseoir sur un vieux canapé. Elle s'appelle Anggun, et elle a promis de tout leur raconter.

Vous aviez quel âge quand vous êtes devenue célèbre en Indonésie ?

Tu sais, mon enfant, j'étais encore une gamine. À 14 ans, j'ai sorti un album de rock chanté dans ma langue, Dunia Milikku, ce qui veut dire "le monde m'appartient". Imagine un pays immense, avec des milliers d'îles et des millions de gens : d'un coup, tous connaissaient mon nom. Je chantais déjà dans les studios de Jakarta depuis mes 7 ans. Je croyais que la gloire, c'était pour toujours. Mais dans ma tête, une petite voix disait : "Et ailleurs ? Et plus loin ?" Cette voix ne m'a jamais lâchée. C'est elle qui, un jour, m'a poussée à tout quitter.

Je croyais que la gloire, c'était pour toujours.

C'était comment d'arriver en Europe sans parler la langue ?

Très dur, je vais te le dire franchement. Vers 1991, j'ai quitté mon pays avec une valise et un rêve. D'abord Londres, puis Paris. Je ne connaissais pas un seul mot de français. Imagine : tu entres dans une boulangerie et tu ne peux même pas demander du pain. J'avais été une star, et là, je redevenais personne. Alors chaque matin, je prenais des cours, je répétais la prononciation à voix haute, encore et encore. J'ai appris la langue en quelques mois, à la force de la volonté. Et j'ai refusé de vivre sur mon ancienne célébrité. Je voulais tout recommencer, à zéro.

J'avais été une star, et là, je redevenais personne.

Vous n'aviez pas envie d'abandonner et de rentrer chez vous ?

Oh si, souvent ! Il y a eu des années où rien ne marchait. Je frappais aux portes des maisons de disques, et elles restaient fermées. Ce n'est qu'en 1994 que j'ai enfin signé chez Sony Music France. Des années d'efforts, tu te rends compte ? Le soir, je pensais à ma famille, à ma cuisine indonésienne, au riz et au nasi goreng de mon enfance. J'avais le mal du pays. Mais je me disais : "Si tu rentres maintenant, tu te demanderas toute ta vie ce qui serait arrivé." La patience, mon enfant, c'est parfois le plus grand des courages.

La patience, c'est parfois le plus grand des courages.

Comment vous avez fabriqué votre chanson 'Snow on the Sahara' ?

Ah, celle-là ! On l'a construite petit à petit, l'après-midi, en studio. Mon producteur s'appelait Erick Benzi. Imagine deux mondes qui se rencontrent : d'un côté les mélodies douces de l'Asie que je portais en moi, de l'autre les arrangements électroniques de l'Occident. On mélangeait les deux, comme on marie deux couleurs pour en créer une nouvelle. Ces séances étaient longues, exigeantes. On recommençait cent fois une même phrase. Et en 1997, la chanson est sortie dans plus de trente pays d'un coup ! Pour une fille qui ne chantait pas en anglais au départ, c'était un petit miracle. Le métissage, vois-tu, ça peut voyager loin.

On mélangeait deux mondes, comme on marie deux couleurs.

C'est vrai que vous avez tourné le clip dans le vrai désert ?

Oui, dans le Sahara ! Imagine des dunes de sable à perte de vue, si hautes qu'on dirait des montagnes dorées. Le vent brûlant, le silence immense, et moi, minuscule au milieu de tout ça. Il faisait une chaleur terrible le jour, un froid piquant la nuit. C'est de là que vient le titre : de la neige sur le Sahara, deux choses qu'on ne voit jamais ensemble. Un peu comme moi, l'Indonésienne qui chantait en France. Ce désert, c'était l'image parfaite de ma musique : des contraires qui se rencontrent et qui, ensemble, deviennent beaux.

De la neige sur le Sahara : deux choses qu'on ne voit jamais ensemble.
Anggun 2011
Anggun 2011Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 — Georges Biard

Ça fait quoi d'avoir deux pays dans le cœur en même temps ?

C'est une richesse, mon enfant, pas un déchirement. En 1998, j'ai obtenu la nationalité française. On appelle ça la naturalisation : quand un pays t'accueille et te dit "tu es des nôtres maintenant". Ce jour-là, j'ai dit une chose à laquelle je crois toujours : je suis fière d'être indonésienne, et fière d'être française. Ces deux identités ne se battent pas dans mon cœur. Elles se tiennent la main. Chez moi, à Paris, il y a des batiks accrochés au mur, ces tissus peints de mon île, à côté de meubles bien européens. Deux mondes dans une seule maison. Deux passeports, mais une seule voix.

Mes deux identités ne se battent pas : elles se tiennent la main.

Vos habits sur scène sont très beaux, pourquoi ils sont comme ça ?

Parce qu'ils racontent qui je suis ! Regarde bien : mes tenues de scène mélangent les motifs du batik, ces dessins traditionnels de l'île de Java, avec la coupe de la haute couture française. D'un côté l'artisanat de mes ancêtres, de l'autre l'élégance de mon pays d'adoption. Quand je monte sur scène, je porte mes deux cultures sur ma peau, littéralement. Les gens voient d'abord un beau costume. Mais toi, maintenant, tu sais lire ce qu'il dit. Chaque fil raconte un voyage entre Jakarta et Paris. Nos vêtements, vois-tu, peuvent parler à notre place.

Je porte mes deux cultures sur ma peau, littéralement.

Ça faisait quoi de chanter pour la France devant autant de gens ?

Le vertige, mon enfant ! En 2012, j'ai représenté la France à l'Eurovision, ce grand concours de chanson entre les pays. C'était à Bakou, une ville lointaine au bord d'une mer étrange. Mon titre s'appelait Echo (You and I). Imagine : cent vingt-cinq millions de personnes te regardent en même temps, dans des dizaines de pays. Le cœur bat si fort qu'on l'entend presque. J'ai choisi de chanter moitié en français, moitié en anglais. Une fille née à Jakarta qui portait le drapeau français devant le monde entier. Quand la musique a commencé, j'ai pensé : "Voilà, tout mon parcours tient dans ces trois minutes."

Tout mon parcours tenait dans ces trois minutes.
Anggun - Trianon Paris - juin 2012 (7386536046)
Anggun - Trianon Paris - juin 2012 (7386536046)Wikimedia Commons, CC BY 2.0 — oouinouin from Nanterre, France

Pourquoi vous n'avez pas chanté seulement en français, ce soir-là ?

Bonne question, tu vois juste ! J'aurais pu chanter uniquement en français, pour bien montrer que je défendais mon pays d'adoption. Mais ça n'aurait pas été honnête. Alors j'ai mêlé les deux langues, le français et l'anglais, dans la même chanson. C'était ma façon de dire au monde entier : je suis française, oui, mais je viens d'ailleurs, et je ne le cache pas. Le thème de la chanson, justement, c'était l'amour qui unit les gens par-delà les frontières. Assumer qui tu es vraiment, même devant des millions de regards, c'est ça le vrai courage. On chante toujours mieux quand on ne se déguise pas.

On chante toujours mieux quand on ne se déguise pas.

Vous avez aidé votre pays quand il y a eu la grande vague, le tsunami ?

Oui, et ça reste un des moments les plus douloureux de ma vie. Fin 2004, une vague géante a ravagé les côtes de l'Asie du Sud-Est. Mon Indonésie a été frappée de plein fouet : des villages entiers effacés, tant de familles perdues. J'étais loin, à Paris, et je me sentais impuissante. Alors j'ai fait la seule chose que je savais faire : utiliser ma voix et ma notoriété pour récolter de l'aide. Plus tard, en 2008, l'UNICEF m'a nommée ambassadrice de bonne volonté. Je me battais pour les enfants, contre le travail des tout-petits. Quand on a la chance d'être écouté, on doit parler pour ceux qu'on n'entend pas.

Quand on est écouté, on doit parler pour ceux qu'on n'entend pas.

Si vous aviez un conseil pour nous, ce serait lequel ?

Je vais vous confier ce que la vie m'a appris, à vous deux qui êtes venus m'écouter. Je suis partie de Jakarta avec presque rien, j'ai appris une langue nouvelle, j'ai échoué, j'ai recommencé. Et un jour, une petite Indonésienne s'est retrouvée à porter le drapeau français devant le monde. Alors n'ayez jamais peur d'être différents. Ce qui vous rend uniques, ce mélange de tout ce que vous êtes, c'est votre plus grande force, pas votre faiblesse. Cultivez-le comme un jardin. Et surtout, soyez patients avec vos rêves. Les plus belles choses, mon enfant, mettent du temps à pousser.

Ce qui vous rend différents, c'est votre plus grande force.
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This imaginary interview was generated by artificial intelligence from sources documented in Anggun's profile. It dramatises what the figure might have said based on what we know about them, but does not constitute attested historical testimony. For primary sources and factual documentation, refer to the full profile.