Imaginary interview

Kids interview Ariel Sharon

by Charactorium · Ariel Sharon (1928 — 2014) · Military · Politics · 4 min read

Imaginary interview generated by AI from documented sources.
Portrait of Ariel Sharon
Wikimedia Commons, CC BY 2.5 — Wikinews contributors

Deux élèves de douze ans, en classe découverte, ont poussé la porte d'une grande pièce calme. Assis dans un fauteuil, un vieux monsieur au visage rond les attendait. C'était Ariel Sharon, général et ancien Premier ministre d'Israël, prêt à répondre à toutes leurs questions.

C'est vrai qu'on vous appelait « le Bulldozer » ? Ça vous plaisait, ce surnom ?

Tu sais, mon enfant, on m'a donné deux surnoms. « Le Bulldozer », parce qu'une fois lancé, rien ne pouvait m'arrêter. Imagine une grosse machine qui pousse tout devant elle, sans reculer : c'était moi. Et puis « le Lion de Dieu », car mon prénom, Ariel, veut dire exactement ça en hébreu. Ça me plaisait, oui. Mais un surnom, ça enferme aussi. On croyait que je fonçais sans réfléchir. La vérité, c'est que je réfléchissais beaucoup, la nuit, penché sur mes cartes. Je fonçais seulement quand j'étais sûr.

Un surnom, ça te fait une réputation, mais ça t'enferme aussi.

Vous aviez quel âge quand vous êtes devenu chef militaire ?

J'étais très jeune, à peine vingt-cinq ans. En 1953, on m'a confié une petite troupe qu'on appelait l'unité 101. Notre mission ? Répondre aux attaques qui venaient de l'autre côté des frontières. C'était une unité d'élite, de soldats triés sur le volet. Devant moi, j'avais toujours une carte d'état-major, tu sais, ces grandes feuilles où l'on dessine le terrain, les collines, les villages. Je passais des heures à imaginer par où passer. C'est là que j'ai appris mon métier : bouger vite, surprendre l'adversaire. Cette manière de faire a marqué toute l'armée israélienne, Tsahal, pendant des années.

À vingt-cinq ans, ma vraie arme, c'était déjà une carte étalée sur une table.

On dit que vous avez traversé un canal avec des chars. Comment on fait ça ?

Ah, ça, c'est mon plus grand souvenir de soldat ! En 1973, pendant la guerre du Kippour, l'Égypte nous attaquait fort. J'ai décidé une chose folle : faire passer mes chars de l'autre côté du canal de Suez, un immense fossé d'eau qui sépare l'Afrique de l'Asie. Imagine des blindés lourds comme des maisons qu'il faut faire glisser sur l'eau, en pleine nuit, sous les tirs. On a réussi. Une fois de l'autre côté, j'ai encerclé toute une armée égyptienne. Ce jour-là, le vent a tourné en notre faveur.

J'ai fait traverser l'eau à des maisons d'acier, et le vent a tourné.

Vous aviez pas peur pendant cette bataille ? Vous étiez blessé, non ?

Oui, j'étais blessé, mon garçon. Un éclat m'avait touché à la tête. J'ai continué à commander avec un gros bandage autour du front, le sang qui coulait un peu. La peur ? Bien sûr que j'avais peur. Celui qui te dit qu'un soldat n'a jamais peur, il te ment. Mais quand tes hommes te regardent, tu n'as pas le droit de trembler. Alors je serrais les dents. Ce bandage, plus tard, on en a beaucoup parlé. Les soldats voyaient leur général debout, la tête entourée de tissu blanc, et ça leur donnait du courage. Une blessure peut devenir une image plus forte que des mots.

Un soldat a peur comme tout le monde ; il apprend juste à ne pas le montrer.

Il paraît qu'au Liban il s'est passé quelque chose de grave. Vous pouvez expliquer ?

Tu poses une question difficile, et je vais te répondre honnêtement. En 1982, j'étais ministre de la Défense, et j'ai conduit notre armée au Liban, un pays voisin en pleine guerre. Pendant cette guerre, dans deux quartiers appelés Sabra et Chatila, des centaines de civils sans défense ont été massacrés. Ce n'est pas nous qui avons tué, mais nos soldats étaient là, tout près, et n'ont pas empêché le drame. Une commission d'enquête a jugé que j'aurais dû prévoir le danger. J'ai porté cette ombre longtemps. Un chef est responsable, même de ce qu'il n'a pas fait.

Un chef est responsable aussi de ce qu'il n'a pas su empêcher.
Ariel Sharon official portrait 2001
Ariel Sharon official portrait 2001Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 — Avi Ohayon

Quand vous n'étiez pas à la guerre, vous faisiez quoi ? Ça sentait quoi chez vous ?

Ah, là tu touches mon vrai bonheur ! Loin des combats, j'étais fermier. J'avais une exploitation dans le désert du Néguev, au sud, que j'appelais la ferme des Sycomores. Chez moi, ça sentait la terre chaude, la poussière sèche, l'odeur des bêtes dans l'étable. J'avais du bétail, des vaches, et j'aimais m'en occuper de mes propres mains. Imagine un grand espace vide, le silence, juste le vent et le meuglement des animaux. Ça reposait ma tête. Les gens ne voyaient que le général en uniforme kaki. Moi, dans mon cœur, j'étais aussi un paysan.

On me voyait en général ; dans mon cœur, j'étais un paysan du désert.

Le soir, après le travail, vous rentriez à la ferme ? C'était comment ?

Oui, dès que je le pouvais ! Pendant mes années de Premier ministre, mes journées étaient dures : réunions dès le matin, décisions lourdes, disputes à Jérusalem. Alors le soir, quand je le pouvais, je filais vers ma ferme du Néguev. Imagine quitter une pièce pleine de gens qui crient pour te retrouver seul, sous un ciel plein d'étoiles, avec l'odeur des champs. Là-bas, personne ne me demandait rien. Je marchais entre mes bêtes, je respirais. Ça me rendait la force pour le lendemain. Un homme qui décide pour tout un pays a besoin d'un endroit où il n'est plus qu'un homme.

Il faut un endroit où tu n'es plus un chef, juste un homme.

Vous aimiez bien les colonies, et après vous les avez enlevées. Pourquoi vous avez changé ?

Tu as tout compris, et c'est le grand paradoxe de ma vie ! Pendant des années, j'ai encouragé les Israéliens à s'installer dans les territoires occupés, à bâtir des villages, ce qu'on appelle des implantations. J'y croyais. Et puis, en 2005, c'est moi, le vieux défenseur des colons, qui ai ordonné de tous les faire partir de la bande de Gaza. On appelle ça le désengagement. Pourquoi ? Parce que j'ai fini par penser que rester là coûtait trop de vies, des deux côtés. Un homme intelligent a le droit de changer d'avis quand la réalité change. S'entêter, ce n'est pas être fort.

Changer d'avis quand le monde change, ce n'est pas faiblir, c'est grandir.

Ça a dû énerver vos amis, cette décision, non ?

Oh oui, énormément ! Beaucoup de mes propres amis se sont sentis trahis. Mon parti, le Likoud, la grande droite israélienne que j'avais servie toute ma vie, s'est déchiré à cause de moi. Certains me criaient dessus, me traitaient de traître. Ce n'était pas facile, tu sais, de voir des gens qu'on aime se détourner. Alors j'ai fait une chose inattendue : j'ai quitté le Likoud et fondé un nouveau parti, Kadima, ce qui veut dire « En avant » en hébreu. Un joli nom pour un homme de mon âge. Parfois, pour rester fidèle à une idée, tu dois quitter ta propre maison.

Parfois, pour rester fidèle à une idée, tu dois quitter ta propre maison.

Si on se souvient de vous dans cent ans, vous aimeriez qu'on dise quoi ?

Belle question pour finir, mon enfant. J'ai été un guerrier, un fonceur, « le Bulldozer ». Mais si tu veux te souvenir de moi, ne retiens pas seulement les chars et les batailles. Retiens qu'à la fin de ma vie, ce vieux général a cherché à faire moins de guerre, pas plus. Retiens qu'un homme peut passer sa vie à se battre et, un jour, essayer autre chose. Ma dernière grande décision, ce ne fut pas d'attaquer, mais de me retirer de Gaza. Voilà ce que j'aimerais te laisser : on peut changer, même vieux, même quand tout le monde nous croit incapables de bouger.

Souviens-toi qu'un homme peut changer, même vieux, même quand personne n'y croit.
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This imaginary interview was generated by artificial intelligence from sources documented in Ariel Sharon's profile. It dramatises what the figure might have said based on what we know about them, but does not constitute attested historical testimony. For primary sources and factual documentation, refer to the full profile.