Imaginary interview

Imaginary interview with Joan of Arc

by Charactorium · Joan of Arc (1412 — 1431) · Military · 5 min read

Imaginary interview generated by AI from documented sources.

Deux élèves de douze ans visitent ce matin-là une vieille tour de pierre avec leur classe. Une jeune femme en armure blanche s'avance vers eux, un sourire fatigué aux lèvres. Elle s'assoit sur un banc et leur dit de poser toutes leurs questions.

C'est vrai que vous entendiez des voix quand vous étiez petite ?

Oui, mon enfant. J'avais à peu près ton âge, treize ans, et je gardais les bêtes à Domrémy, mon village. Un jour, j'ai entendu une voix. Imagine un grand silence dans les champs, juste le vent, et soudain quelqu'un te parle tout près. Je tremblais. Plus tard, j'ai cru reconnaître saint Michel, sainte Catherine et sainte Marguerite. Ils revenaient souvent. Ils me disaient d'aller aider le roi de France. Tu sais, je n'étais qu'une fille de paysans. Personne ne demande ça à une bergère. J'ai eu peur, longtemps. Mais les voix ne me lâchaient pas.

Je n'étais qu'une bergère, et on me demandait de sauver un royaume.

Comment vous avez trouvé votre épée si personne savait où elle était ?

Ah, cette épée ! Mes voix m'ont dit une chose étrange : derrière l'autel d'une petite église, à Sainte-Catherine-de-Fierbois, une vieille épée était enterrée. Personne ne le savait. J'ai envoyé un message aux prêtres de là-bas. Imagine leur tête ! Ils ont creusé, et l'épée était bien là, sous la terre, rouillée. On l'a nettoyée et elle est devenue mon arme. Mais tu sais ce que je préférais ? Pas l'épée. Mon étendard blanc, avec les fleurs de lys. Je tenais ma bannière plus cher que mon épée. Une épée, ça tue. Une bannière, ça rassemble les hommes derrière toi.

Je tenais ma bannière plus cher que mon épée.

Ça faisait quoi d'être une fille toute seule au milieu des soldats ?

Ce n'était pas facile, tu sais. J'avais coupé mes cheveux courts, en rond, comme les hommes de guerre. Je portais une armure blanche de plates, du matin au soir. Pour une femme, c'était très inhabituel à mon époque. Imagine le poids du fer sur tes épaules toute la journée. Mais je voulais qu'on me respecte. Je chassais les femmes de mauvaise vie qui suivaient l'armée, et je refusais que les soldats jurent ou blasphèment devant moi. Beaucoup de capitaines n'aimaient pas recevoir des ordres d'une fille de dix-sept ans. Alors je restais ferme, et je priais. Le respect, ça ne se demande pas, ça se gagne.

Le respect, ça ne se demande pas, ça se gagne.

Vous mangiez quoi le matin pendant la guerre ?

Pas grand-chose, mon enfant ! Je mangeais comme une paysanne de Lorraine : du pain trempé dans du vin coupé d'eau. Rien de plus. Pas de grands festins comme les capitaines. D'abord, chaque matin à l'aube, j'allais à la messe. Tous les jours, sans exception. Je me confessais souvent. Ensuite seulement, je rejoignais les chefs pour préparer les troupes. Le soir, je pleurais beaucoup, je dois te l'avouer. Quand je voyais les blessés et les morts, même les ennemis, mon cœur se serrait. La guerre, ce n'est pas un jeu glorieux. C'est du sang, de la boue, et des hommes qui ne rentreront jamais chez eux.

Comment vous avez réussi à libérer Orléans alors que personne y arrivait ?

Tu touches là mon plus grand exploit. Les Anglais assiégeaient Orléans depuis l'automne. Un siège, c'est quand une armée encercle une ville pour l'affamer jusqu'à ce qu'elle se rende. Les capitaines français essayaient depuis des mois, en vain. Moi, je suis entrée dans la ville le 29 avril 1429. Et en neuf jours seulement, c'était fini : le siège était levé. Imagine la joie des habitants qui n'avaient plus rien à manger ! Je ne suis pas une magicienne, va. Mais j'ai donné aux soldats quelque chose qu'ils avaient perdu : l'espoir. Quand on croit qu'on peut gagner, on se bat autrement.

En neuf jours, j'ai rendu aux soldats ce qu'ils avaient perdu : l'espoir.
Joan of Arc
Joan of ArcWikimedia Commons, Public domain — Dante Gabriel Rossetti

C'est vrai que vous avez été blessée par une flèche et que vous êtes retournée vous battre ?

C'est vrai, oui. Pendant le siège d'Orléans, une flèche m'a traversé l'épaule. La douleur était terrible, je ne vais pas te mentir. J'ai pleuré, comme n'importe qui. Mais tu sais ce que j'ai fait ? J'ai retiré le trait moi-même, on a soigné la plaie en vitesse, et je suis retournée au combat le jour même. Pourquoi ? Parce que mes soldats me regardaient. Si leur cheffe quitte le champ de bataille, tous perdent courage. En me voyant revenir, blessée mais debout, ils ont repris force. Le courage, mon enfant, c'est contagieux. Il suffit qu'une personne reste debout pour que les autres se relèvent.

Il suffit qu'une personne reste debout pour que les autres se relèvent.

Comment vous avez reconnu le roi alors qu'il s'était caché dans la foule ?

Ah, ça, c'est mon souvenir le plus mystérieux ! Quand je suis arrivée au château de Chinon, le dauphin Charles — c'est ainsi qu'on appelle l'héritier du trône avant son couronnement — a voulu me tester. Il s'est habillé comme un courtisan ordinaire et s'est mêlé à sa cour. Imagine une grande salle pleine de gens richement vêtus, et toi, petite paysanne, tu dois deviner lequel est le futur roi. Eh bien, je suis allée droit vers lui. Et je lui ai dit un secret que lui seul connaissait. Il est devenu tout pâle. À partir de là, il m'a fait confiance et m'a donné une armée.

Jeanne d'Arc Joan of Arc at San Francisco's Palace of the Legion of Honor and crepuscular rays
Jeanne d'Arc Joan of Arc at San Francisco's Palace of the Legion of Honor and crepuscular raysWikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 — Brocken Inaglory

C'était quoi le plus beau jour de votre vie ?

Sans hésiter : le 17 juillet 1429, le sacre à Reims. Le sacre, c'est la cérémonie où le roi de France reçoit l'huile sainte dans la cathédrale. Sans elle, il n'est pas vraiment roi aux yeux du peuple. Pour y arriver, j'avais mené l'armée à travers des terres ennemies, depuis Gien. C'était dangereux à chaque pas. Et ce jour-là, dans la grande cathédrale, Charles VII a été couronné roi. Et moi, j'étais là, tout près de lui, mon étendard blanc à la main. Tu sais, mes voix m'avaient demandé exactement cela. Ce jour-là, j'ai senti que ma mission était accomplie. Mon cœur débordait.

Ce jour-là, mon étendard à la main près du roi, ma mission était accomplie.

Ça devait être horrible le procès, vous qui ne saviez même pas lire ?

Oui. À Rouen, en 1431, des juges très savants m'interrogeaient. Moi, je ne savais ni lire ni écrire. Imagine : tu es seule, enchaînée, face à des dizaines d'hommes instruits qui te posent des questions pièges sur Dieu et la religion. Ils voulaient me faire dire une erreur. Mais tu sais quoi ? Je répondais avec mon bon sens de paysanne, et souvent ils restaient sans voix. On me reprochait aussi de porter des vêtements d'homme. C'était un de leurs grands reproches ! Je n'avais pas d'armée pour me défendre, là. Juste mes mots. Et parfois, des mots simples valent mieux que tous les grands discours.

Parfois, des mots simples valent mieux que tous les grands discours.

Vous aviez peur quand ils vous posaient leurs questions difficiles ?

Bien sûr que j'avais peur, mon enfant. Mais je m'accrochais à ma foi. Un jour, un juge m'a demandé si j'étais en état de grâce — c'est-à-dire si mon âme était pure devant Dieu. C'était un piège terrible : si je disais oui, je péchais par orgueil ; si je disais non, je m'accusais moi-même. Alors j'ai répondu : « Si je n'y suis, Dieu m'y mette ; si j'y suis, Dieu m'y garde. » Les juges sont restés bouche bée. Ils m'ont condamnée quand même, et j'ai fini sur le bûcher. Mais souviens-toi de ceci : on peut brûler une personne, on ne brûle jamais sa vérité.

On peut brûler une personne, on ne brûle jamais sa vérité.
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This imaginary interview was generated by artificial intelligence from sources documented in Joan of Arc's profile. It dramatises what the figure might have said based on what we know about them, but does not constitute attested historical testimony. For primary sources and factual documentation, refer to the full profile.