Imaginary interview

Kids interview Kate Gleason

by Charactorium · Kate Gleason (1865 — 1933) · Technology · Economics · 5 min read

Imaginary interview generated by AI from documented sources.
Portrait of Kate Gleason
Wikimedia Commons, Public domain — Rochester Institute of Technology

Ce matin-là, deux élèves de cinquième en classe découverte poussent la porte d'un atelier qui sent l'huile et le métal chaud. Une dame élégante en tailleur les accueille près d'une grande machine : c'est Kate Gleason, ingénieure et femme d'affaires. Elle a accepté de répondre à toutes leurs questions.

Vous aviez quel âge quand vous êtes entrée à l'université pour devenir ingénieure ?

J'avais 19 ans, mon enfant, et j'étais folle de joie. En 1884, je me suis inscrite au Sibley College, à l'université Cornell, pour apprendre l'ingénierie. Tu sais ce que ça veut dire, ingénieure ? Celle qui conçoit et perfectionne les machines. Et là, surprise : j'étais la première fille à entrer dans ce programme ! Imagine une salle pleine de garçons, et moi, seule, au milieu. Certains me regardaient de travers. Mais mon père m'avait déjà mise à l'atelier à onze ans. Je n'avais pas peur des roues dentées ni des regards. Le savoir, ça ne se refuse à personne, ni aux filles ni aux garçons.

Le savoir, ça ne se refuse à personne, ni aux filles ni aux garçons.

Vous étiez triste d'arrêter vos études sans avoir votre diplôme ?

Oui, un peu triste, je ne vais pas te mentir. L'entreprise de mon père, à Rochester, traversait une grosse crise. On fabriquait des machines pour tailler le métal, et l'argent manquait. Alors j'ai quitté les bancs de la faculté pour l'aider. Je n'ai jamais eu mon diplôme, figure-toi. Mais imagine : j'ai appris en vrai, les mains dans le cambouis, à tenir les comptes, à vendre. Parfois la vie t'ouvre une porte plus grande que celle que tu visais. J'ai renoncé au papier, mais je suis devenue l'une des ingénieures les plus connues de mon temps. Ce n'est pas si mal, non ?

Parfois la vie t'ouvre une porte plus grande que celle que tu visais.

C'était comment de voyager jusqu'en Europe pour vendre vos machines ?

Ah, quelle aventure ! Je traversais l'océan en bateau, pendant des jours, pour aller vendre notre planeuse à engrenages coniques. C'est une machine qui taille des roues dentées très précises, celles qui font tourner d'autres roues à angle droit. J'étais ce qu'on appelait une voyageuse de commerce : je me déplaçais de ville en ville pour présenter nos machines aux industriels. Imagine une jeune femme seule, avec ses valises, dans des usines pleines d'hommes en tablier. On me trouvait bien audacieuse ! Mais je connaissais chaque rouage par cœur. Quand tu sais vraiment de quoi tu parles, mon enfant, plus personne ne te fait taire.

Quand tu sais vraiment de quoi tu parles, plus personne ne te fait taire.

C'est vrai que les gens croyaient que c'était vous qui aviez inventé la machine ?

C'est tout à fait vrai, et ça me faisait sourire ! J'expliquais si bien la planeuse, chaque dent, chaque réglage, que beaucoup d'industriels étaient persuadés que je l'avais inventée moi-même. Mais je remettais toujours les choses à leur place. L'invention, c'était le travail de mon père William et de mon frère. Moi, je la faisais connaître dans le monde entier. Tu vois, il y a deux talents différents : créer une chose, et savoir la raconter aux autres. Les deux comptent autant. Je n'ai jamais volé le mérite de ma famille, mais je n'ai jamais rougi non plus d'être la meilleure vendeuse de l'atelier.

Créer une chose, et savoir la raconter : les deux talents comptent autant.

Ça faisait quoi d'être la seule femme dans un métier plein d'hommes ?

C'était solitaire, souvent. En 1914, je suis devenue la première femme admise à l'ASME, une grande société savante d'ingénieurs mécaniciens, très respectée. Imagine une salle de barbes grises et de costumes sombres, et moi, la seule dame. Puis, en 1917, quand le directeur d'une banque est parti à la guerre, j'ai pris sa place : on dit que je fus la première femme à diriger une banque nationale américaine. J'ai redressé ses comptes avant son retour. Tu sais, être la première, ce n'est pas un honneur confortable. C'est ouvrir une porte pour que d'autres passent derrière toi.

Être la première, c'est ouvrir une porte pour que d'autres passent derrière toi.
Kate Gleason portrait (1890-1910)
Kate Gleason portrait (1890-1910)Wikimedia Commons, Public domain — Unknown authorUnknown author

Est-ce qu'il y avait des grandes dames qui vous encourageaient ?

Oh oui, et l'une d'elles m'a beaucoup touchée. Elle s'appelait Susan B. Anthony, une figure du suffragisme, ce grand mouvement qui réclamait le droit de vote pour les femmes. À mon époque, imagine : les femmes n'avaient même pas le droit de glisser un bulletin dans l'urne ! Ce droit n'est arrivé qu'en 1920, chez nous. Susan disait de moi que j'étais la femme d'affaires idéale dont elle rêvait cinquante ans plus tôt. Entendre ça d'une telle dame, mon enfant, ça te réchauffe le cœur pour des années. Nous n'étions pas seules : nous formions une chaîne, chacune tirant l'autre vers le haut.

Nous formions une chaîne, chacune tirant l'autre vers le haut.

Pourquoi vous vouliez fabriquer des maisons comme on fabrique des voitures ?

Parce que j'avais vu quelque chose d'extraordinaire ! Henry Ford faisait avancer ses automobiles sur une grande chaîne, chaque ouvrier posant une pièce, encore et encore. C'est ce qu'on appelle la production en série : fabriquer beaucoup d'objets identiques, très vite, à bas prix. Et je me suis dit : pourquoi pas des maisons ? Alors, dans mon lotissement Concrest, à East Rochester, j'ai fait couler des maisons de six pièces en béton. Solides, résistantes au feu, et pas chères. Imagine des familles modestes enfin logées dans du solide. Une belle idée n'appartient pas qu'à une seule industrie : on peut la faire voyager.

Une belle idée n'appartient pas qu'à une seule industrie.
154-Kate Gleason with horse
154-Kate Gleason with horseWikimedia Commons, Public domain — Unknown authorUnknown author

Ça se passait comment, couler une maison en béton ? Ça sentait quoi ?

Ah, ça sentait le ciment humide et la poussière de sable, une odeur un peu grise et fraîche. Le béton, c'est un mélange de ciment, de sable, de gravier et d'eau. On le verse encore mou dans un coffrage — un grand moule en bois ou en métal — et on attend qu'il durcisse. Imagine remplir un moule à gâteau géant, mais avec des murs entiers dedans ! Quand on retirait le coffrage, la maison apparaissait, dure comme la pierre. Le meilleur ? Ce béton ne brûlait pas. À mon époque, tant de maisons partaient en flammes. Offrir des murs qui ne brûlent pas, c'était offrir la tranquillité.

Offrir des murs qui ne brûlent pas, c'était offrir la tranquillité.

C'est vrai que vous êtes venue reconstruire un village en France ?

C'est vrai, et j'en suis très fière. Après la Grande Guerre, beaucoup de villages français avaient été détruits par les combats. Il y en avait un, Septmonts, dans l'Aisne, près de Soissons, presque en ruines. J'ai décidé d'y investir et d'aider à le rebâtir avec mes techniques de béton. Imagine : les mêmes méthodes que j'avais mises au point là-bas, à East Rochester, traversant l'océan pour relever des maisons françaises. Cela me semblait juste. Quand on a appris à construire vite et solide, on ne garde pas ce savoir pour soi. On va là où les toits sont tombés, et on aide à les remonter.

On ne garde pas son savoir pour soi : on va là où les toits sont tombés.

Si on parle encore de vous aujourd'hui, qu'est-ce qui vous rendrait le plus fière ?

Quelle jolie question, mon enfant. Ce qui me touche le plus, c'est que ma fortune ait servi à instruire d'autres jeunes. À ma mort, en 1933, j'avais mis de l'argent de côté. Plus tard, on a donné mon nom à une école d'ingénieurs : le Kate Gleason College of Engineering. Imagine des filles et des garçons, comme toi, apprenant à concevoir des machines dans une maison qui porte mon nom. Moi qui n'ai jamais eu mon diplôme ! N'est-ce pas amusant que la vie boucle ainsi les choses ? Ce qu'on transmet aux enfants, vois-tu, c'est la seule richesse qui ne s'use jamais.

Ce qu'on transmet aux enfants, c'est la seule richesse qui ne s'use jamais.
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This imaginary interview was generated by artificial intelligence from sources documented in Kate Gleason's profile. It dramatises what the figure might have said based on what we know about them, but does not constitute attested historical testimony. For primary sources and factual documentation, refer to the full profile.