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Aaron Copland à table
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Aaron Copland à table

1900 — 1990

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La table cosmopolite d'un New-Yorkais du XXe siècle
Copland ne mangeait pas selon la grille entrée-plat-dessert, mais selon les mondes qu'il traversait. À Brooklyn, sa famille juive ashkénaze séparait les repas laitiers (milchig) — pris le matin, légers, autour du fromage et de la crème aigre — des repas carnés (fleishig) réservés aux fêtes et au Shabbat. Hors de la maison, il y avait le trottoir et ses fontaines à soda, puis plus tard les découvertes du voyageur : la France de ses années d'étude et le Mexique de ses amitiés. On classe donc ses plats par occasion et par lieu, pas par ordre de service.
Signature : La crème aigre (smetana)
Fil rouge de la cuisine ashkénaze d'Europe centrale dont Copland est l'héritier : une cuillère de crème aigre couronne les blintzes, allège le bortsch et adoucit les plats. Acidulée, fraîche, elle est à la cuisine de sa famille ce qu'une note de basse est à une mélodie : discrète mais structurante.
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Aaron Copland à table

1900 — 1990

5 recettes d’époque