Le repas du réfectoire dominicain
Chez les Frères prêcheurs, on mange en silence pendant qu'un frère lit à voix haute. Le repas s'organise non pas en entrée-plat-dessert mais autour du pain quotidien que viennent accompagner deux pulmenta (mets cuits, le plus souvent des bouillies de légumes ou de poisson), une pitance (la portion attribuée à chacun) et le vin coupé d'eau. Les jours maigres et de jeûne, le grand repas est remplacé par une simple collation du soir, légère. La viande des quadrupèdes est presque toujours bannie ; légumineuses, poisson et herbes du jardin claustral font l'ordinaire.
Signature : Les simples du jardin claustral
Albert le Grand fut le plus grand botaniste de son siècle : son De vegetabilibus décrit des centaines de plantes observées dans les jardins des couvents. Sauge, hysope, livèche, fenouil et persil — les « simples » cultivés près du cloître — parfument et soignent à la fois. La frontière entre cuisine et remède y est volontairement floue : on mange pour nourrir le corps comme pour équilibrer ses humeurs.
Albert le Grand à table
1200 — 1280
5 recettes d’époque
🧂
QuotidienPulmentum de pois aux poireaux
Pulmentum (mets cuit du réfectoire)
🧂 🍄· 1 h 15
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🍋
FestifBrochet du Rhin à la sauce cameline
Pitance de charité (portion des jours de fête)
🍋 🌶️ 🧂· 40 min
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🧂
VoyagePain bis d'épeautre et de seigle
Companage de route (le pain qu'on emporte)
🧂 🍯· 5 h (dont pousse) + cuisson
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🍯
RemèdeÉlectuaire de sauge au miel
Électuaire (préparation du dispensaire claustral)
🍯 ☕ 🌶️· 25 min
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🍯
BoissonClaré — vin au miel et aux épices, coupé d'eau
Pitance liquide (le vin de la pitance, allongé selon la règle)
🍯 🌶️· 35 min
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