Retour à Albert le Grand
Le repas du réfectoire dominicain
Chez les Frères prêcheurs, on mange en silence pendant qu'un frère lit à voix haute. Le repas s'organise non pas en entrée-plat-dessert mais autour du pain quotidien que viennent accompagner deux pulmenta (mets cuits, le plus souvent des bouillies de légumes ou de poisson), une pitance (la portion attribuée à chacun) et le vin coupé d'eau. Les jours maigres et de jeûne, le grand repas est remplacé par une simple collation du soir, légère. La viande des quadrupèdes est presque toujours bannie ; légumineuses, poisson et herbes du jardin claustral font l'ordinaire.
Signature : Les simples du jardin claustral
Albert le Grand fut le plus grand botaniste de son siècle : son De vegetabilibus décrit des centaines de plantes observées dans les jardins des couvents. Sauge, hysope, livèche, fenouil et persil — les « simples » cultivés près du cloître — parfument et soignent à la fois. La frontière entre cuisine et remède y est volontairement floue : on mange pour nourrir le corps comme pour équilibrer ses humeurs.

Albert le Grand à table

1200 — 1280

5 recettes d’époque