Retour à Amédée Ozenfant
La table sobre du Parisien de l'entre-deux-guerres
Dans le Paris des années 1920-1930, l'intellectuel modeste ne mange pas en grand cérémonial. Sa journée s'articule autour de rituels simples : le café-crème pris debout au zinc le matin, le casse-croûte avalé entre deux séances d'atelier, le plat du jour qui mijote à la brasserie du coin, et le repas dominical un peu plus soigné quand on reçoit. Rien d'ostentatoire : on cherche le juste, l'utile, le clair — une cuisine de pension et de bistrot où chaque chose tient sa place, comme les volumes d'un tableau puriste.
Signature : Le bouillon clair et le beurre — la clarté puriste à table
Ozenfant prônait le retour à l'ordre, l'économie de moyens, la forme pure. Sa cuisine de prédilection lui ressemble : un bouillon limpide où l'on lit le fond du pot, un morceau de beurre franc sur du pain, des saveurs nettes sans surcharge. Le geste réduit à l'essentiel, voilà la vraie signature.

Amédée Ozenfant à table

1886 — 1966

5 recettes d’époque