La carte de Amédée Ozenfant
Café-crème au zinc
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Rituel du matin — la pause debout au comptoir de brasserie

Café-crème au zinc

BoissonDocumentée☕ 🍯facile5 min
Rituel du matin — la pause debout au comptoir de brasserie

Café-crème au zinc

Pourquoi ce plat ? Comme beaucoup d'intellectuels parisiens, Ozenfant fréquentait les brasseries et restaurants de quartier. Le café-crème pris au comptoir était le rituel quotidien de l'artiste avant l'atelier — le geste le plus simple et le plus répété de sa journée parisienne.

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Rituel du matin — la pause debout au comptoir de brasserie

Un café noir serré allongé de lait chaud mousseux, sucré à peine, servi brûlant dans une tasse épaisse. La boisson-charnière des matinées parisiennes, entre le sommeil et le travail.

Avant de pousser la porte de l'atelier, je passais au comptoir. On le prend debout, le coude sur le zinc, le journal plié — un café-crème, pas trop sucré, le lait juste mousseux. C'est peu de chose, et c'est tout : la chaleur dans la tasse, l'amertume franche, l'esprit qui s'éclaircit. Je tiens qu'une journée bien ordonnée commence par un geste net comme celui-là.
Amédée Ozenfant
Ingrédients
  • Café fraîchement moulu et tasséune dose serrée (base)
  • Lait entierune rasade (douceur et mousse)
  • Sucreun morceau (à peine sucrer)
Comment on faisait : Le café-crème, héritier du café au lait du XIXe siècle, était la boisson reine des comptoirs parisiens. On le buvait debout, moins cher qu'assis en salle. Le lait était chauffé à la vapeur des grosses machines à café qui se répandent dans les brasseries de l'époque.

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