La carte de Amédée Ozenfant
Plat du jour — le mijoté de semaine de la brasserie

Pot-au-feu de ménage

QuotidienDocumentée🧂 🍄moyen3 h 30

Une viande de bœuf et des légumes du marché longuement frémis dans un bouillon clair. On sert d'abord le bouillon, puis la viande et les légumes : deux temps, une seule cuisson, zéro gaspillage.

Plat du jour — le mijoté de semaine de la brasserie

Une viande de bœuf et des légumes du marché longuement frémis dans un bouillon clair. On sert d'abord le bouillon, puis la viande et les légumes : deux temps, une seule cuisson, zéro gaspillage.

Voyez-vous, j'ai toujours cru qu'une chose bien faite n'a nul besoin d'artifice. Ce pot-au-feu, ma mère le posait sur le coin du fourneau dès le matin, et il prenait son temps tout le jour — il ne faut surtout pas qu'il bouille à gros bouillons, sinon le fond se trouble et l'on perd cette clarté que j'estime par-dessus tout. On écume patiemment, on sale juste, on laisse l'os donner sa moelle. Servez d'abord le bouillon bien chaud, et gardez la viande pour ensuite : c'est la leçon de l'ordre appliquée à la marmite.
Amédée Ozenfant
Ingrédients
  • Gîte de bœuf et jarretun beau morceau (viande à mijoter)
  • Os à moellequelques-uns (richesse du bouillon)
  • Poireaux, carottes, navetsune botte de chaque (légumes du pot)
  • Oignon piqué de clous de girofleun (aromate)
  • Bouquet garni (thym, laurier, persil)un (parfum)
  • Gros sel, poivre en grainsau goût (assaisonnement)
Comment on faisait : Le pot-au-feu était le plat hebdomadaire des familles et des pensions parisiennes : on faisait d'une pierre deux coups, le bouillon servant de potage et la viande de plat. Escoffier en fixe la méthode dans son Guide culinaire (1903) : feu très doux, écumage constant, sel modéré.
Sources : Auguste Escoffier, Le Guide culinaire, 1903 · Curnonsky, La France gastronomique