Retour à Anna Pavlova
Le service à la russe d'une danseuse en tournée
La table d'Anna Pavlova oscille entre deux mondes : d'un côté le zakouski et le service raffiné de Saint-Pétersbourg (petites entrées, soupe, plat, thé du samovar), de l'autre la discipline frugale de la scène et l'improvisation des wagons-restaurants pendant ses interminables tournées. On organise donc le repas non par entrée-plat-dessert, mais par fonction dans sa vie de ballerine : le léger d'avant-spectacle, le réconfortant du samovar, le portatif du train, et le festif des soirées de gala où son nom devint un dessert.
Signature : La légèreté comme principe de cuisine
Chez Pavlova, l'ingrédient signature n'est pas une épice mais une exigence : tout doit être aérien. Le bouillon clair (boullon), l'aneth (ukrop) omniprésent dans la cuisine russe, et surtout le blanc d'œuf monté en meringue — matière la plus légère qui soit — résument sa philosophie : ne rien manger ni servir qui alourdisse le corps avant de s'envoler en scène.

Anna Pavlova à table

1881 — 1931

5 recettes d’époque