Thé du samovar et confiture de cassis (varenié)
Un thé noir corsé tiré du samovar, allongé d'eau bouillante et adouci non par du sucre mais par une cuillerée de confiture de cassis acidulée qu'on laisse fondre sur la langue. Le réconfort russe dans toute sa simplicité.
Un thé noir corsé tiré du samovar, allongé d'eau bouillante et adouci non par du sucre mais par une cuillerée de confiture de cassis acidulée qu'on laisse fondre sur la langue. Le réconfort russe dans toute sa simplicité.
Chez moi, le samovar chantait du matin au soir — son murmure était la voix de la maison. On ne sucre pas le thé en Russie, savez-vous : on prend une cuillerée de varenié, cette confiture où les baies sont restées entières, on la garde sur la langue, et l'on boit le thé brûlant par-dessus. C'est ainsi que je me reposais entre deux trains, entre deux scènes, à rêver des étés de mon enfance.
- •Thé noir en feuilles — pour une théière forte (zavarka) (concentré de thé)
- •Eau du samovar — bouillante, à volonté (allongement)
- •Cassis (smorodina) — plusieurs livres (confiture)
- •Sucre — à parts égales avec les fruits (conservation et douceur)
Thé du samovar et confiture de cassis (varenié)
Un thé noir corsé tiré du samovar, allongé d'eau bouillante et adouci non par du sucre mais par une cuillerée de confiture de cassis acidulée qu'on laisse fondre sur la langue. Le réconfort russe dans toute sa simplicité.
Pourquoi ce plat ? Le thé au samovar était le cœur de la vie domestique russe, le rituel de réconfort que Pavlova retrouvait chez elle, à Ivy House comme à Saint-Pétersbourg. La confiture servie à part, qu'on déguste à la cuillère avec le thé, accompagnait ses moments de repos entre deux tournées.
Chez moi, le samovar chantait du matin au soir — son murmure était la voix de la maison. On ne sucre pas le thé en Russie, savez-vous : on prend une cuillerée de varenié, cette confiture où les baies sont restées entières, on la garde sur la langue, et l'on boit le thé brûlant par-dessus. C'est ainsi que je me reposais entre deux trains, entre deux scènes, à rêver des étés de mon enfance.
Ingrédients (version d’époque)
- Thé noir en feuilles — pour une théière forte (zavarka) (concentré de thé)
- Eau du samovar — bouillante, à volonté (allongement)
- Cassis (smorodina) — plusieurs livres (confiture)
- Sucre — à parts égales avec les fruits (conservation et douceur)
Ingrédients
- Thé noir en vrac (type russe ou Ceylan) — 2 c. à soupe (zavarka concentrée)
- Eau bouillante — selon le nombre de tasses (allongement)
- Cassis frais ou surgelé — 500 g (confiture)
- Sucre — 400 g (conservation et douceur)
- Jus de citron — 1 c. à soupe (équilibre)
Préparation
- Confiture : portez le cassis et le sucre à ébullition douce, écumez, ajoutez le jus de citron et laissez cuire 20-25 minutes jusqu'à ce qu'une goutte fige sur une assiette froide ; mettez en pot.
- Thé : préparez une zavarka très concentrée dans une petite théière (laissez infuser 5 minutes).
- Versez un fond de cette infusion forte dans chaque tasse, puis allongez d'eau bouillante selon le goût.
- Servez sans sucre : chacun prend une cuillerée de confiture de cassis à part, à laisser fondre en bouche entre deux gorgées de thé brûlant.
Comment on faisait : Le samovar, chauffé au charbon de bois, maintenait l'eau bouillante toute la journée tandis que la zavarka concentrée patientait sur le dessus. Boire le thé « vприкуску » (en croquant un morceau de sucre ou avec de la confiture à part plutôt que sucré dans la tasse) était l'usage russe traditionnel, hérité des maisons modestes où l'on économisait le sucre.
Le twist contemporain : Dressez la confiture dans une petite coupelle en verre avec une cuillère à thé — un « tea pairing » slave à proposer au lieu du sucre.
Anna Pavlova · Charactorium
