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Arthur Rimbaud à table
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Arthur Rimbaud à table

1854 — 1891

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La table du marcheur (des Ardennes au Harar)
Rimbaud n'a jamais eu de table fixe. Sa cuisine se lit comme un itinéraire : à Charleville, le repas paysan ardennais s'organise autour de la soupe-socle qui ouvre, du pain qui accompagne tout, de la viande rare et des fruits du verger pour finir ; à Paris, c'est le maigre en-cas avalé debout ; à Harar enfin, la galette de teff et le café remplacent le pain. On ne sert pas ici une entrée-plat-dessert, mais les étapes d'une fuite : ce qu'on mange chez soi, ce qu'on grappille sur la route, ce qu'on trouve au bout du monde.
Signature : Le café de Harar
Devenu négociant en Éthiopie, Rimbaud expédiait par caravane le café de Harar vers Aden. Ce grain âpre et parfumé, torréfié et bu très chaud, est la signature gustative de sa seconde vie — celle où il a troqué la plume contre la balance du marchand.
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Arthur Rimbaud à table

1854 — 1891

5 recettes d’époque