La carte de Arthur Rimbaud
Marrons grillés du trottoir
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L'en-cas de rue (le réchauffe-poche du vagabond parisien)

Marrons grillés du trottoir

Street foodÉvocation🍯facile35 min
L'en-cas de rue (le réchauffe-poche du vagabond parisien)

Marrons grillés du trottoir

Pourquoi ce plat ? Désargenté et affamé pendant ses errances parisiennes au Quartier latin, le jeune Rimbaud, semelles de vent aux pieds, trouvait dans les marrons chauds vendus au coin des rues un en-cas chaud à quelques sous.

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L'en-cas de rue (le réchauffe-poche du vagabond parisien)

Des châtaignes incisées et grillées sur la braise, vendues brûlantes dans un cornet de papier. On les pèle des doigts pour les manger en marchant : chaleur, douceur et réconfort du pauvre par temps froid.

L'hiver, à Paris, je n'avais pour tout palais que le coin d'une rue et, pour tout festin, un cornet de marrons brûlants payé de mes derniers sous. On les fait sauter sur la braise, la peau craque, et tu te brûles les doigts à les peler — mais qu'importe, ça réchauffe l'estomac creux du marcheur. Souffle dessus, l'ami, et avale-les chauds : c'est le seul luxe qui se mendie sans honte.
Arthur Rimbaud
Ingrédients
  • Châtaignesun cornet (en-cas)
  • Braiseun réchaud (cuisson de rue)
Comment on faisait : Les marchands de marrons chauds étaient une institution des hivers parisiens du XIXe siècle, installés avec leur brasero au coin des rues passantes. C'était la nourriture de rue des humbles, des étudiants et des errants — chaude, nourrissante et bon marché.

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