La carte de Arthur Rimbaud
Le café partagé (boisson de l'hospitalité, inspirée de la cérémonie du café)

Café de Harar à l'éthiopienne

BoissonDocumentéemoyen20 min

Un café très parfumé, préparé à partir de grains de Harar torréfiés à la minute et infusés dans une cafetière de terre. Boisson de l'accueil en pays éthiopien, on le sert dans de petites tasses, brûlant.

Pourquoi ce plat ? Installé à Harar à partir de 1880, Rimbaud y devint négociant et exportateur de café : il pesait, expédiait et goûtait chaque jour ce grain dont la ville faisait commerce vers Aden.
Ici, à Harar, j'ai posé la plume pour la balance : le café, voilà mon vers désormais ! On torréfie les grains devant toi sur une plaque, l'odeur emplit la cour, puis on le passe trois fois dans la jebena de terre. Bois-le sans sucre et sans façon, comme un homme qui en a fini avec les salons de Paris — c'est âpre, c'est franc, ça réveille ceux qui ont trop rêvé.
Arthur Rimbaud
Ingrédients
  • Grains de café de Harar vertsune poignée (base)
  • Eau de sourceselon les tasses (infusion)
  • Encens ou cardamomefacultatif (parfum d'hospitalité)
Comment on faisait : À Harar, le café se torréfiait et se moulait au moment de servir, puis s'infusait dans une jebena, cafetière de terre cuite au long col. Servi en trois tournées successives, il scellait l'hospitalité. Rimbaud, négociant, manipulait quotidiennement ce produit qu'il expédiait par caravane jusqu'à la côte.