Barnett Newman (1905-1970) est un peintre américain, figure majeure de l'expressionnisme abstrait et du color field painting. Il est célèbre pour ses vastes toiles de couleur traversées par des bandes verticales appelées « zips ».
Barnett Newman(1905 — 1970)
Barnett Newman
États-Unis
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Questions fréquentes
Citations célèbres
« The impulse of modern art was this desire to destroy beauty.»
Faits marquants
- Né en 1905 à New York dans une famille d'immigrés juifs polonais
- Développe à partir de 1948 son motif signature, le « zip » (bande verticale), avec l'œuvre Onement I
- Figure centrale de l'expressionnisme abstrait et du color field painting aux côtés de Rothko et Pollock
- Réalise la série Stations of the Cross (Le Chemin de croix) entre 1958 et 1966
- Meurt en 1970 à New York ; son influence est majeure sur le minimalisme et l'art abstrait ultérieur
Œuvres & réalisations
Toile fondatrice où apparaît pour la première fois le « zip » : le moment où Newman trouve son langage personnel.
Immense champ rouge traversé de plusieurs zips, manifeste de sa peinture de la couleur et du sublime.
Vaste toile bleu profond évoquant l'infini du ciel, parmi ses œuvres les plus contemplatives.
Série de quatorze toiles en noir et blanc, méditation sur la souffrance et l'abandon, exposée au Guggenheim.
Série de très grandes toiles confrontant les couleurs primaires pures ; plusieurs furent vandalisées dans des musées.
Sculpture monumentale en acier, obélisque renversé sur une pyramide, dédiée à la mémoire de Martin Luther King.
Toile extrêmement étroite et haute, réduite presque à un seul zip : un zip devenu tableau à part entière.
Anecdotes
En 1948, Barnett Newman peint « Onement I » : sur un fond brun-rouge, il colle une bande de ruban adhésif au centre, applique une couleur dessus puis décide de ne pas l'arracher. Cette bande verticale, qu'il appellera « zip », devient la signature de toute son œuvre.
Newman a longtemps signé peu de tableaux et vendu encore moins : pendant des années, il fut surtout connu comme penseur et organisateur d'expositions plutôt que comme peintre, et ce n'est qu'à la fin de sa vie qu'il connut une vraie reconnaissance.
En 1933, en pleine Grande Dépression, Newman se présenta à la mairie de New York avec un programme appelant notamment à la construction de musées et de terrains de jeux : une candidature largement symbolique pour défendre la place de la culture dans la cité.
Plusieurs de ses immenses toiles bleu et rouge intitulées « Who's Afraid of Red, Yellow and Blue » furent vandalisées au couteau dans des musées européens, preuve que son art radical pouvait provoquer des réactions très violentes.
Newman donna à certaines œuvres des titres en hébreu comme « Abraham » ou la série « The Stations of the Cross », montrant que ses bandes abstraites portaient pour lui une charge spirituelle, presque sacrée.
Sources primaires
Au lieu de faire des cathédrales à partir du Christ, de l'homme ou de la « vie », nous les faisons à partir de nous-mêmes, de nos propres sentiments.
Le premier homme fut un artiste. L'expression de l'homme, son cri originel, fut un chant poétique, non une demande de nourriture.
Lema Sabachthani — « Pourquoi m'as-tu abandonné ? » : c'est la question qui n'a pas de réponse, le cri que chacun pousse.
Lieux clés
Ville natale de Newman et capitale mondiale de l'art moderne après 1945. Il y vécut, peignit et exposa toute sa vie.
Galerie qui accueillit en 1950 la première exposition personnelle de Newman. Le public et la critique y restèrent d'abord déconcertés.
Musée où furent exposées en 1966 les « Stations of the Cross », consacrant enfin sa reconnaissance.
École d'art où Newman étudia le dessin et la peinture dans sa jeunesse, tout en suivant des études de philosophie au City College.
Lieu de méditation où sa sculpture « Broken Obelisk » fut installée en hommage à Martin Luther King. Elle relie son œuvre à l'engagement spirituel et civique.






