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De warme pot en de broodmaaltijd (le pot chaud et le repas de pain)
Dans les Provinces-Unies du Siècle d'or, on ne pense pas le repas en entrée-plat-dessert. La journée s'organise autour d'un seul repas chaud cuit dans la grande marmite de fonte (de pot) — souvent un seul plat unique mêlant racines et bouillon — encadré par des broodmaaltijden : des collations de pain de seigle, de beurre, de fromage, de lait caillé et de hareng, prises debout ou sur le coin de la table. Le sucré et l'acidulé arrivent sous forme de bouillies de céréales (pap, gruwel). Chez un homme aussi frugal que Spinoza, cette structure se réduit à l'essentiel : la marmite, le pain, le pot de bière légère.
Signature : Le beurre fondu et la sobriété hollandaise
La cuisine batave du XVIIe siècle tourne autour du beurre, du lait et des céréales d'un pays de polders et de vaches. La noix de beurre fondue dans la soupe au lait — celle-là même que mangeait Spinoza — est la touche emblématique : une richesse modeste, accessible, qui transforme l'eau et le grain en nourriture réconfortante sans rien d'ostentatoire.

Baruch Spinoza à table

1632 — 1677

5 recettes d’époque