La carte de Baruch Spinoza
Maatjesharing — hareng salé à l'oignon
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Provision salée du repas de pain, à conserver et manger toute l'année

Maatjesharing — hareng salé à l'oignon

ConservationDocumentée🧂 🍄facile20 min (hors salaison)
Provision salée du repas de pain, à conserver et manger toute l'année

Maatjesharing — hareng salé à l'oignon

Pourquoi ce plat ? Le hareng salé était la nourriture nationale des Provinces-Unies — la « rivière d'argent » qui fit la fortune du pays. Bon marché, conservé en tonneau, il garnissait la table de pain de chaque foyer batave, y compris celle, frugale, d'un philosophe vivant de quelques florins par mois.

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Provision salée du repas de pain, à conserver et manger toute l'année

Du hareng vidé et salé à sec, conservé puis servi en filets avec de l'oignon cru émincé et du pain de seigle : franc, salé, iodé. Le casse-croûte qui a nourri tout un peuple de marins et de penseurs.

Voyez ce hareng : il a fait la richesse de mes Provinces plus sûrement que l'or des Indes. Salé en mer dans son tonneau, il se garde des mois durant, et nul foyer si pauvre soit-il n'en manque. Je le prends à même le pain de seigle, avec un peu d'oignon cru qui pique l'appétit ; cela me coûte trois sous et me nourrit l'homme entier. La sagesse, voyez-vous, n'est pas dans l'abondance des plats, mais dans le juste accord du besoin et de la chose.
Baruch Spinoza
Ingrédients
  • Hareng frais bien grasquelques pièces (base)
  • Sel de meren abondance (conservation)
  • Oignon cruun (garniture)
  • Pain de seigleà volonté (support)
Comment on faisait : Le « haringkaken » — l'art de vider et saler le hareng à bord dès la pêche, attribué au légendaire Willem Beukelszoon — permit aux Hollandais de conserver des montagnes de poisson en tonneau. Le hareng nouveau (« Hollandse nieuwe ») était fêté chaque été, mais salé, il se mangeait toute l'année avec oignon et pain. C'était la protéine du pauvre comme du riche.

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