La carte de Baruch Spinoza
Watergruwel — gruau aux fruits secs du convalescent
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Bouillie médicinale et réconfortante, prise au lit ou les jours de faiblesse

Watergruwel — gruau aux fruits secs du convalescent

RemèdeReconstitution🍯 🍋facile50 min
Bouillie médicinale et réconfortante, prise au lit ou les jours de faiblesse

Watergruwel — gruau aux fruits secs du convalescent

Pourquoi ce plat ? De santé fragile, miné par les poussières de verre de son métier de polisseur de lentilles, Spinoza souffrait de la poitrine (sans doute la phtisie qui l'emporta en 1677). Le watergruwel, gruau léger aux fruits secs, était le mets que les Hollandais donnaient aux malades et aux faibles pour soutenir le corps.

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Bouillie médicinale et réconfortante, prise au lit ou les jours de faiblesse

Une bouillie fine d'orge ou de gruau de sarrasin mijotée avec des raisins secs, des prunes et des groseilles, relevée d'un peu de vin et d'épices douces : légère, acidulée et fortifiante, le remède du pays plat.

Mon métier de polir le verre emplit la poitrine d'une poussière qui, je le crains, abrège mes jours ; aussi les jours de faiblesse, je me tiens à ce gruau léger. On y mêle l'orge cuite longuement, quelques raisins de Corinthe et des prunes, un trait de vin pour réveiller le sang. Cela ne guérit point — je n'attends nul miracle de la matière — mais cela soutient le corps, et tant que le corps tient, l'esprit poursuit son ouvrage. Prenez-en, vous aussi, quand le froid vous saisit.
Baruch Spinoza
Ingrédients
  • Orge mondé ou gruau de sarrasinune poignée (base)
  • Raisins de Corinthe et prunes séchéesune bonne poignée (douceur, acidité)
  • Groseilles séchéesquelques-unes (acidité)
  • Vin rouge légerun filet (parfum, tonus)
  • Cannelle, un peu de sucreselon le goût (épice, douceur)
Comment on faisait : Le watergruwel était un classique de la cuisine de réconfort néerlandaise, servi aux malades, aux accouchées et lors des veillées. Sans lait (à l'eau, d'où son nom), il convenait aux estomacs fragiles ; les fruits secs importés de la Baltique et du Levant y apportaient sucre et acidité. On le retrouve dans les livres de cuisine du Siècle d'or comme « De verstandige kock ».

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