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La comida campesina lenca
Dans les foyers paysans d'Intibucá, le repas ne se range pas en entrée-plat-dessert : il s'organise autour du maïs nixtamalisé. La tortilla chaude sert d'assiette et de cuillère, les frijoles noirs forment le socle, on ajoute du riz, des légumes du jardin et, les jours de chance, un peu de poulet. La boisson de maïs (atol, pinol) accompagne ou clôt le tiempo de comida. Les jours de fête ou d'assemblée communautaire, le convite réunit la famille élargie et la communauté autour des tamales, partagés à parts égales — un geste politique autant que nourricier.
Signature : Le maïs nixtamalisé et le comal
Le grain de maïs cuit dans l'eau de chaux (la nixtamalización mésoaméricaine) libère ses nutriments et devient la masa, pâte-mère de toute la cuisine lenca. Cuite sur le comal d'argile, elle donne la tortilla. Pour Berta, ce maïs n'était pas qu'un aliment : c'était la souveraineté même du peuple lenca, ce que l'extractivisme et les barrages menaçaient d'engloutir.

Berta Cáceres à table

1971 — 2016

5 recettes d’époque