La carte de Camille Pissarro
La soupe aux légumes du potager
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La soupe-socle du matin et du soir

La soupe aux légumes du potager

QuotidienReconstitution🧂 🍄facile1 h
La soupe-socle du matin et du soir

La soupe aux légumes du potager

Pourquoi ce plat ? Pissarro vit chichement à la campagne, avec une famille nombreuse à nourrir. La soupe de légumes, tirée du potager qu'il peint sans relâche, est le pilier économique et quotidien de sa table à Pontoise comme à Éragny.

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La soupe-socle du matin et du soir

Une soupe paysanne épaisse de poireaux, choux, carottes et navets, mijotée longuement et liée par du pain rassis. Réconfortante, nourrissante, elle se contente de ce que donne le jardin selon la saison.

Vois-tu, mon enfant, on ne fait pas grand mystère de cette soupe : on prend ce que le potager veut bien donner ce jour-là, un poireau, deux carottes, une feuille de chou, et l'on met tout cela dans le pot. Le secret, s'il en faut un, c'est le temps : on laisse aller le feu doucement pendant qu'on travaille au jardin ou sur la toile. Au moment de servir, j'y jette un quignon de pain de la veille, car rien ne se perd ici, et cela nous tient chaud le ventre tout le soir. Que veux-tu, nous ne sommes pas riches, mais une bonne soupe et la lumière du matin, c'est déjà beaucoup.
Camille Pissarro
Ingrédients
  • Poireaux du jardinune botte (base aromatique)
  • Chou vertun quartier (légume de corps)
  • Carottes et navetsune poignée de chaque (douceur)
  • Oignonun (fond)
  • Pain bis rassisquelques tranches (liant)
  • Saindoux ou beurreune noix (matière grasse)
  • Selselon le goût (assaisonnement)
Comment on faisait : Dans les campagnes du XIXe siècle, la soupe était le repas central, souvent matin et soir. On la faisait avec les légumes disponibles et on la « trempait » de pain rassis pour la rendre rassasiante et ne rien gaspiller — un geste de cuisine pauvre devenu emblématique.

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