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La soupe aux légumes du potager
Pourquoi ce plat ? Pissarro vit chichement à la campagne, avec une famille nombreuse à nourrir. La soupe de légumes, tirée du potager qu'il peint sans relâche, est le pilier économique et quotidien de sa table à Pontoise comme à Éragny.
Une soupe paysanne épaisse de poireaux, choux, carottes et navets, mijotée longuement et liée par du pain rassis. Réconfortante, nourrissante, elle se contente de ce que donne le jardin selon la saison.
Vois-tu, mon enfant, on ne fait pas grand mystère de cette soupe : on prend ce que le potager veut bien donner ce jour-là, un poireau, deux carottes, une feuille de chou, et l'on met tout cela dans le pot. Le secret, s'il en faut un, c'est le temps : on laisse aller le feu doucement pendant qu'on travaille au jardin ou sur la toile. Au moment de servir, j'y jette un quignon de pain de la veille, car rien ne se perd ici, et cela nous tient chaud le ventre tout le soir. Que veux-tu, nous ne sommes pas riches, mais une bonne soupe et la lumière du matin, c'est déjà beaucoup.
- •Poireaux du jardin — une botte (base aromatique)
- •Chou vert — un quartier (légume de corps)
- •Carottes et navets — une poignée de chaque (douceur)
- •Oignon — un (fond)
- •Pain bis rassis — quelques tranches (liant)
- •Saindoux ou beurre — une noix (matière grasse)
- •Sel — selon le goût (assaisonnement)
La soupe aux légumes du potager
Une soupe paysanne épaisse de poireaux, choux, carottes et navets, mijotée longuement et liée par du pain rassis. Réconfortante, nourrissante, elle se contente de ce que donne le jardin selon la saison.
Pourquoi ce plat ? Pissarro vit chichement à la campagne, avec une famille nombreuse à nourrir. La soupe de légumes, tirée du potager qu'il peint sans relâche, est le pilier économique et quotidien de sa table à Pontoise comme à Éragny.
Vois-tu, mon enfant, on ne fait pas grand mystère de cette soupe : on prend ce que le potager veut bien donner ce jour-là, un poireau, deux carottes, une feuille de chou, et l'on met tout cela dans le pot. Le secret, s'il en faut un, c'est le temps : on laisse aller le feu doucement pendant qu'on travaille au jardin ou sur la toile. Au moment de servir, j'y jette un quignon de pain de la veille, car rien ne se perd ici, et cela nous tient chaud le ventre tout le soir. Que veux-tu, nous ne sommes pas riches, mais une bonne soupe et la lumière du matin, c'est déjà beaucoup.
Ingrédients (version d’époque)
- Poireaux du jardin — une botte (base aromatique)
- Chou vert — un quartier (légume de corps)
- Carottes et navets — une poignée de chaque (douceur)
- Oignon — un (fond)
- Pain bis rassis — quelques tranches (liant)
- Saindoux ou beurre — une noix (matière grasse)
- Sel — selon le goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Poireaux — 3 (base aromatique)
- Chou vert — 1/4 de chou (légume de corps)
- Carottes — 3 (douceur)
- Navets — 2 (douceur)
- Oignon — 1 (fond)
- Pain de campagne rassis — 4 tranches (liant)
- Beurre — 30 g (matière grasse)
- Eau — 1,5 L (bouillon)
- Sel et poivre — selon le goût (assaisonnement)
Préparation
- Émincer l'oignon et les poireaux, les faire fondre doucement dans le beurre sans coloration.
- Ajouter carottes, navets et chou taillés en morceaux, mouiller avec l'eau et saler légèrement.
- Laisser mijoter à petit feu 45 minutes à 1 heure, jusqu'à ce que tout soit tendre.
- Déposer les tranches de pain au fond des assiettes et verser la soupe brûlante par-dessus.
- Laisser le pain gonfler une minute, rectifier l'assaisonnement et servir.
Comment on faisait : Dans les campagnes du XIXe siècle, la soupe était le repas central, souvent matin et soir. On la faisait avec les légumes disponibles et on la « trempait » de pain rassis pour la rendre rassasiante et ne rien gaspiller — un geste de cuisine pauvre devenu emblématique.
Le twist contemporain : Un filet d'huile d'olive et quelques copeaux de vieux comté sur le pain trempé : la soupe paysanne prend des airs de soupe gratinée.
Camille Pissarro · Charactorium





