Le punch au tamarin de Saint-Thomas
Une boisson fraîche faite de pulpe de tamarin infusée, adoucie de sucre de canne et relevée d'un soupçon de cannelle et de gingembre. Acidulée, sucrée et parfumée, elle ramène la chaleur des Antilles.
Une boisson fraîche faite de pulpe de tamarin infusée, adoucie de sucre de canne et relevée d'un soupçon de cannelle et de gingembre. Acidulée, sucrée et parfumée, elle ramène la chaleur des Antilles.
Tu sais, mon enfant, avant la France, avant Paris et ses brouillards, il y a eu l'île — Saint-Thomas, le port, la chaleur et ces fruits dont vous n'avez pas idée ici. On y buvait, pour se rafraîchir, une eau de tamarin, acidulée à faire plisser les yeux, qu'on adoucissait de sucre de canne et d'un peu d'épice. Quand j'en retrouve le goût, c'est tout un monde de couleurs qui me revient, celui de mes premiers regards d'enfant. Le peintre que je suis vient peut-être de là, vois-tu : d'une lumière des tropiques qu'on n'oublie jamais tout à fait.
- •Pulpe de tamarin — une bonne poignée (base acidulée)
- •Sucre de canne — selon le goût (douceur)
- •Eau — un pichet (infusion)
- •Cannelle et gingembre frais — un peu (parfum)
Le punch au tamarin de Saint-Thomas
Une boisson fraîche faite de pulpe de tamarin infusée, adoucie de sucre de canne et relevée d'un soupçon de cannelle et de gingembre. Acidulée, sucrée et parfumée, elle ramène la chaleur des Antilles.
Pourquoi ce plat ? Pissarro est né et a grandi à Charlotte-Amalie, sur l'île danoise de Saint-Thomas, parmi les saveurs créoles des Caraïbes. Cette boisson au tamarin évoque les parfums de son enfance tropicale, si loin des campagnes grises de l'Île-de-France.
Tu sais, mon enfant, avant la France, avant Paris et ses brouillards, il y a eu l'île — Saint-Thomas, le port, la chaleur et ces fruits dont vous n'avez pas idée ici. On y buvait, pour se rafraîchir, une eau de tamarin, acidulée à faire plisser les yeux, qu'on adoucissait de sucre de canne et d'un peu d'épice. Quand j'en retrouve le goût, c'est tout un monde de couleurs qui me revient, celui de mes premiers regards d'enfant. Le peintre que je suis vient peut-être de là, vois-tu : d'une lumière des tropiques qu'on n'oublie jamais tout à fait.
Ingrédients (version d’époque)
- Pulpe de tamarin — une bonne poignée (base acidulée)
- Sucre de canne — selon le goût (douceur)
- Eau — un pichet (infusion)
- Cannelle et gingembre frais — un peu (parfum)
Ingrédients
- Pâte de tamarin — 100 g (base acidulée)
- Sucre de canne — 80 à 120 g (douceur)
- Eau — 1 L (infusion)
- Bâton de cannelle — 1 (parfum)
- Gingembre frais — 1 petit morceau (parfum)
- Glaçons — pour servir (fraîcheur)
Préparation
- Délayer la pâte de tamarin dans 50 cl d'eau chaude, écraser à la fourchette et laisser infuser 20 minutes.
- Filtrer pour retirer fibres et noyaux, en pressant bien la pulpe.
- Ajouter le sucre, le bâton de cannelle et le gingembre râpé, mélanger jusqu'à dissolution.
- Compléter avec le reste d'eau froide, goûter et ajuster le sucre selon l'acidité.
- Réserver au frais au moins une heure et servir bien froid sur des glaçons.
Comment on faisait : Le tamarin, abondant dans les Caraïbes, servait depuis longtemps à préparer des boissons rafraîchissantes dans les Antilles. Sur les îles comme Saint-Thomas, ces « eaux de fruits » sucrées et acidulées faisaient partie du quotidien créole, adoucies au sucre de canne local.
Le twist contemporain : Servir en grand verre avec une feuille de menthe et une rondelle de citron vert : une « limonade de tamarin » qui fait voyager sans alcool.
Camille Pissarro · Charactorium



