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Bürgerliche Wiener Tafel (la table bourgeoise viennoise)
Le repas d'un universitaire viennois aisé du XIXe siècle se déploie en plusieurs services : d'abord la Suppe (soupe, presque toujours un bouillon de bœuf), puis la Hauptspeise (le plat de résistance, souvent une viande), enfin la Mehlspeise — ces fameux entremets farineux et sucrés dont l'Autriche fait une catégorie à part entière, ni tout à fait dessert ni accompagnement. À part du repas se tient la Jause, la pause de l'après-midi au café, où l'on accompagne une douceur d'un café viennois. On conserve aussi, dans les garde-manger, les viandes fumées (Selchfleisch) pour les jours maigres.
Signature : Le café viennois (Wiener Kaffee)
À Vienne, le café n'est pas une boisson, c'est une institution. Le Kaffeehaus est le véritable salon de la bourgeoisie savante : on y lit les journaux pendus à leurs baguettes de bois, on y refait l'économie politique pendant des heures sur une seule tasse. C'est dans ces cafés que l'école autrichienne, dont Menger est le père, a longuement débattu de la valeur et de l'utilité marginale.

Carl Menger à table

1840 — 1921

5 recettes d’époque