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Le dais (δαίς) — le partage homérique
Dans le monde d'Homère, on ne mange pas en plats successifs comme en France : on partage un « dais », le festin communautaire qui suit le sacrifice. Chaque convive reçoit une part égale (la moïra), distribuée par le maître du repas. Autour du feu de grève, on grille la chair, on rompt la galette d'orge (maza), on verse le vin coupé d'eau, et l'on jette aux flots la première portion pour les dieux de la mer. Le repas du marin grec est sobre, salé, parfumé d'huile et de miel, gouverné par ce que la mer veut bien rendre — ou engloutir.
Signature : Le sel et la saumure de la mer Tyrrhénienne
Tout ici naît du sel : celui qui pique sur les lèvres des rameurs, celui qui conserve le poisson pour la longue route, celui que Charybde brasse en avalant les flots trois fois le jour. Saler, c'est arracher à la mer ce qu'elle voudrait reprendre — la technique signature des pêcheurs du détroit de Messine.

Charybdis à table

5 recettes d’époque