La maza du rameur — galette d'orge pétrie à l'eau de mer
Une galette dense d'orge grillée puis moulue, pétrie d'eau et d'un peu d'huile, parfois d'eau de mer pour le sel. On la mange telle quelle, trempée de vin ou frottée d'olives écrasées.
Une galette dense d'orge grillée puis moulue, pétrie d'eau et d'un peu d'huile, parfois d'eau de mer pour le sel. On la mange telle quelle, trempée de vin ou frottée d'olives écrasées.
Tu crois que les hommes que j'engloutis étaient gras et repus ? Non. Ils mâchaient cette galette grise, dure comme la falaise noire qui me surplombe, pétrie de l'eau salée que je leur crache à la figure. L'orge brûle un peu la langue, mais elle tient le ventre du rameur quand il lutte contre mon tourbillon. Trempe-la dans ton vin, frotte-la d'olive écrasée, et avance — car trois fois le jour j'ouvre ma gueule, et seul celui qui a bien mangé trouve la force de me fuir.
- •Farine d'orge grillée (alphita) — deux poignées par homme (base céréalière)
- •Eau (ou eau de mer pour le sel) — ce qu'il faut pour lier (liant et sel)
- •Huile d'olive — un filet (moelleux)
- •Olives écrasées (facultatif) — quelques-unes (accompagnement)
La maza du rameur — galette d'orge pétrie à l'eau de mer
Une galette dense d'orge grillée puis moulue, pétrie d'eau et d'un peu d'huile, parfois d'eau de mer pour le sel. On la mange telle quelle, trempée de vin ou frottée d'olives écrasées.
Pourquoi ce plat ? La maza était le pain quotidien du pauvre et du marin — la nourriture qu'emportait l'équipage qui devait passer entre Charybde et Scylla. Compacte, nourrissante, elle tenait au ventre pour les longues journées de rame dans le détroit.
Tu crois que les hommes que j'engloutis étaient gras et repus ? Non. Ils mâchaient cette galette grise, dure comme la falaise noire qui me surplombe, pétrie de l'eau salée que je leur crache à la figure. L'orge brûle un peu la langue, mais elle tient le ventre du rameur quand il lutte contre mon tourbillon. Trempe-la dans ton vin, frotte-la d'olive écrasée, et avance — car trois fois le jour j'ouvre ma gueule, et seul celui qui a bien mangé trouve la force de me fuir.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'orge grillée (alphita) — deux poignées par homme (base céréalière)
- Eau (ou eau de mer pour le sel) — ce qu'il faut pour lier (liant et sel)
- Huile d'olive — un filet (moelleux)
- Olives écrasées (facultatif) — quelques-unes (accompagnement)
Ingrédients
- Farine d'orge — 200 g (base)
- Eau tiède — 120-140 ml (liant)
- Sel marin — 1/2 c. à café (assaisonnement)
- Huile d'olive — 2 c. à soupe (moelleux et cuisson)
- Olives noires dénoyautées (pour la tartinade) — une poignée (accompagnement)
Préparation
- Faire légèrement torréfier la farine d'orge à sec dans une poêle 2-3 min pour révéler son goût (sauter si déjà grillée).
- Mélanger la farine, le sel, l'huile et l'eau tiède peu à peu jusqu'à obtenir une pâte dense et non collante.
- Former des galettes plates d'un demi-centimètre d'épaisseur.
- Cuire à la poêle sèche ou sur pierre chaude, 3-4 min par face, jusqu'à ce qu'elles soient sèches et tachetées.
- Servir avec des olives écrasées en tartinade, ou tremper dans du vin coupé d'eau.
Comment on faisait : La maza, galette d'orge non levée, était l'aliment de base de la Grèce antique, plus courante que le pain de blé réservé aux riches. On grillait l'orge avant de la moudre (alphita), ce qui lui donnait une amertume caractéristique. Les marins l'emportaient car elle se conservait bien et calait durablement.
Le twist contemporain : Servie en chips d'orge croustillantes avec une tapenade d'olives au thym, en clin d'œil apéritif aux « rations de rameur ».
Charybdis · Charactorium