Fille du prophète de l'islam Mahomet et de sa première épouse Khadija. Épouse d'Ali ibn Abi Talib, elle est une figure majeure et vénérée de l'islam, particulièrement dans le chiisme où elle occupe une place centrale.
Fatima Zahra(604 — 632)
Fatima Zahra
califat Rachidun
5 min de lecture
Questions fréquentes
Faits marquants
- Née vers 605-615 à La Mecque, fille de Mahomet et de Khadija
- Épouse Ali ibn Abi Talib, cousin du Prophète, vers 623-624
- Mère de Hassan et Hussein, ancêtres des chérifs et des imams chiites
- Morte en 632 à Médine, peu après son père
- Vénérée sous le titre d'al-Zahra (« la resplendissante »), elle est l'une des femmes les plus respectées de l'islam
Œuvres & réalisations
Pratique de glorification quotidienne qui porte son nom et reste récitée par des millions de musulmans après chaque prière.
En tant que mère de Hassan et Husayn, elle est à l'origine de la descendance du Prophète, fondement du lignage des sayyids et chérifs.
Discours qui lui est attribué dans la tradition, prononcé à propos de la terre de Fadak ; texte étudié pour son éloquence et sa portée théologique.
Sa vie devient un idéal de simplicité, de patience et de dévotion, transmis dans la littérature de piété sunnite et chiite.
Cycle de deuil annuel observé dans le chiisme en sa mémoire, structurant une part importante de la dévotion populaire.
Anecdotes
Fatima Zahra est la plus jeune fille de Mahomet et de Khadija. Selon la tradition, elle était si proche de son père que celui-ci se levait pour l'accueillir et la faisait asseoir à sa place lorsqu'elle entrait. Ce geste illustre l'affection particulière qui les liait.
Son surnom le plus célèbre est « az-Zahra », qui signifie « la rayonnante » ou « la resplendissante ». La tradition islamique lui attribue de nombreux titres honorifiques, comme « al-Batul » (la pure, la chaste), soulignant la vénération dont elle fait l'objet.
Lors de son mariage avec Ali ibn Abi Talib, cousin du Prophète, la dot fut très modeste : Ali dut vendre sa cotte de mailles pour la financer. Cette simplicité est souvent citée comme un exemple de détachement matériel dans la tradition musulmane.
Fatima est la mère de Hassan et Husayn, considérés comme les petits-fils bien-aimés du Prophète. À travers eux, elle est l'ancêtre des descendants du Prophète appelés « sayyids » ou « chérifs », un lignage révéré dans tout le monde musulman.
Elle mourut très jeune, quelques mois seulement après son père, en 632. Dans le chiisme, les circonstances de sa mort font l'objet d'une profonde dévotion et de commémorations annuelles, notamment durant les « Jours de Fatimiyya ».
Sources primaires
Le Prophète dit : « Fatima est une partie de moi ; ce qui la met en colère me met en colère. »
« Fatima est la maîtresse des femmes du Paradis. »
Sermons et lettres rassemblés par al-Sharif al-Radi, évoquant la maison d'Ali et de Fatima comme un modèle de piété et de simplicité.
« Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la Maison, et vous purifier pleinement. »
Lieux clés
Ville natale de Fatima, centre spirituel de l'islam où vécut sa famille avant l'Hégire.
Ville où Fatima émigra avec les premiers musulmans, se maria, éleva ses enfants et mourut.
Mosquée de Médine fondée par Mahomet, proche de la maison de Fatima et d'Ali ; lieu central de la communauté naissante.
Cimetière historique de Médine où la tradition situe la sépulture de Fatima, lieu de recueillement majeur.
Objets typiques

Le « Tasbih de Fatima » désigne une formule de glorification (33 fois subhanallah, 33 fois alhamdulillah, 34 fois Allahu akbar) que la tradition attribue à son père comme conseil. Il symbolise sa piété quotidienne.

Objet du quotidien que la tradition associe à Fatima, qui moulait elle-même le grain au point d'avoir les mains marquées. Il incarne sa vie simple et laborieuse.

Vêtement de pudeur porté par les femmes de l'Arabie du VIIe siècle, étroitement associé à l'image de Fatima comme modèle de modestie dans la tradition.

Célèbre épée à double pointe que le Prophète remit à Ali, époux de Fatima. Devenue un symbole majeur du chiisme, elle est souvent reproduite dans l'art et les bannières.

Selon une tradition, un collier hérité de sa mère Khadija fut offert par Fatima en aumône, illustrant sa générosité et son détachement des richesses.

Contenants domestiques typiques d'une maison médinoise du VIIe siècle, évoquant les tâches ménagères que Fatima accomplissait dans sa modeste demeure.
Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Tags
Vie quotidienne
Matin
Selon la tradition, Fatima commençait sa journée par la prière de l'aube, puis s'occupait des tâches domestiques de sa modeste maison de Médine. Elle moulait le grain pour le pain familial, au point que ses mains en portaient les marques.
Après-midi
L'après-midi était consacré aux soins du foyer, à la préparation des repas et à l'éducation de ses enfants Hassan et Husayn. Elle recevait parfois la visite de son père, le Prophète, qui venait s'enquérir de sa famille.
Soir
Le soir, après les prières, la maisonnée se réunissait dans la simplicité. La tradition rapporte de longues veillées de prière et d'invocation, Fatima priant souvent pour les autres avant elle-même.
Alimentation
L'alimentation était frugale, à l'image de l'austérité de la première communauté médinoise : pain d'orge, dattes, lait et eau. Les récits insistent sur les périodes où la famille partageait le peu qu'elle avait avec les pauvres.
Vêtements
Elle portait les vêtements amples et le voile (khimar) des femmes de l'Arabie du VIIe siècle, faits d'étoffes simples. Sa tenue est devenue dans la tradition un symbole de pudeur et de modestie.
Habitat
Sa demeure était une maison modeste en briques de terre crue et palmes, attenante à la Mosquée du Prophète à Médine. L'ameublement y était réduit au strict nécessaire, conformément à la simplicité voulue par la famille.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Le Tasbih de Fatima
VIIe siècle
Transmission de la lignée prophétique (Ahl al-Bayt)
VIIe siècle
Le sermon de Fadak (Khutba Fadakiyya)
632
Modèle de piété féminine
VIIe siècle
Commémorations de la Fatimiyya
tradition postérieure




