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Bapsang — la table autour du riz
Le repas coréen ne se divise pas en entrée-plat-dessert mais se déploie autour du bap (riz cuit nature), socle silencieux de chaque table. Tout gravite autour : un guk (soupe-bouillon), et une constellation de banchan (petits accompagnements partagés posés ensemble) — légumes assaisonnés (namul), ferments (kimchi, jang). On ne mange pas dans l'ordre : on circule d'un bol à l'autre, une bouchée de riz, une feuille fermentée, une gorgée de bouillon. La douceur, l'amer et le sucré arrivent souvent à part, dans une tasse de thé ou un gâteau de riz lors des jours marqués.
Signature : Le jang et la fermentation lente
Au cœur de cette cuisine vivent les jang — pâtes de soja fermentées (doenjang, ganjang) — et les légumes qu'on laisse mûrir dans le sel et le temps. La fermentation est ici une mémoire : elle transforme, conserve, fait remonter le goût. Chez Han Kang, dont l'œuvre interroge le corps, la violence et ce qui survit, cette cuisine sobre et peu carnée — riz, namul, tofu, ferments — résonne avec une attention au vivant et à la fragilité.

Han Kang à table

1970 — ?

5 recettes d’époque