Bapsang — la table autour du riz
Le repas coréen ne se divise pas en entrée-plat-dessert mais se déploie autour du bap (riz cuit nature), socle silencieux de chaque table. Tout gravite autour : un guk (soupe-bouillon), et une constellation de banchan (petits accompagnements partagés posés ensemble) — légumes assaisonnés (namul), ferments (kimchi, jang). On ne mange pas dans l'ordre : on circule d'un bol à l'autre, une bouchée de riz, une feuille fermentée, une gorgée de bouillon. La douceur, l'amer et le sucré arrivent souvent à part, dans une tasse de thé ou un gâteau de riz lors des jours marqués.
Signature : Le jang et la fermentation lente
Au cœur de cette cuisine vivent les jang — pâtes de soja fermentées (doenjang, ganjang) — et les légumes qu'on laisse mûrir dans le sel et le temps. La fermentation est ici une mémoire : elle transforme, conserve, fait remonter le goût. Chez Han Kang, dont l'œuvre interroge le corps, la violence et ce qui survit, cette cuisine sobre et peu carnée — riz, namul, tofu, ferments — résonne avec une attention au vivant et à la fragilité.
Han Kang à table
1970 — ?
5 recettes d’époque
🫙
QuotidienBol de riz aux namul et soupe de doenjang
Bapsang du quotidien — le repas-socle
🫙 🍄 🧂· 40 min
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🫙
ConservationBaechu-kimchi (chou fermenté au piment)
Banchan de garde — le ferment qui traverse les saisons
🫙 🌶️ 🍋· 1 h actif + 4 h de salaison + fermentation
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☕
BoissonNokcha — thé vert coréen infusé à l'eau tiède
Cha — le temps suspendu de la tasse
☕· 10 min
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🍯
OffrandeBaekseolgi — gâteau de riz blanc cuit à la vapeur
Tteok de mémoire — l'offrande des jours marqués
🍯· 45 min
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🧂
VoyageBingtteok de Jeju — crêpe de sarrasin roulée au radis
En-cas d'île — la cuisine frugale de Jeju
🧂 🍄· 45 min
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