Nokcha — thé vert coréen infusé à l'eau tiède
Une infusion claire, jade pâle, de feuilles de thé vert coréen (souvent de la région de Boseong ou Hadong), passée à l'eau tiède pour en tirer la douceur végétale avant l'amertume. Une boisson de concentration, sans sucre, qu'on boit à petites gorgées.
Une infusion claire, jade pâle, de feuilles de thé vert coréen (souvent de la région de Boseong ou Hadong), passée à l'eau tiède pour en tirer la douceur végétale avant l'amertume. Une boisson de concentration, sans sucre, qu'on boit à petites gorgées.
L'eau ne doit jamais bouillir quand elle touche la feuille — c'est l'erreur que tout le monde fait. Je la laisse tomber de son bouillon, je la verse d'abord dans la tasse vide pour qu'elle tiédisse, puis sur les feuilles. La première infusion est brève, presque rien, juste le temps d'un souffle. Tu sens d'abord le vert tendre, l'herbe coupée, et seulement après, en arrière-fond, cette amertume nette qui réveille. Je n'y mets jamais de sucre. C'est la tasse que je garde près de moi quand j'écris : elle refroidit, je la réchauffe, et le temps passe sans que je le voie.
- •Feuilles de thé vert coréen (nokcha) — une pincée (infusion)
- •Eau de source — une tasse (support)
Nokcha — thé vert coréen infusé à l'eau tiède
Une infusion claire, jade pâle, de feuilles de thé vert coréen (souvent de la région de Boseong ou Hadong), passée à l'eau tiède pour en tirer la douceur végétale avant l'amertume. Une boisson de concentration, sans sucre, qu'on boit à petites gorgées.
Pourquoi ce plat ? Le thé vert figure parmi les objets typiques associés à Han Kang, aux côtés de ses carnets d'écriture. Une tasse posée près des pages : la boisson de l'attention, de la lenteur et de la concentration, gestuelle quotidienne d'une écrivaine.
L'eau ne doit jamais bouillir quand elle touche la feuille — c'est l'erreur que tout le monde fait. Je la laisse tomber de son bouillon, je la verse d'abord dans la tasse vide pour qu'elle tiédisse, puis sur les feuilles. La première infusion est brève, presque rien, juste le temps d'un souffle. Tu sens d'abord le vert tendre, l'herbe coupée, et seulement après, en arrière-fond, cette amertume nette qui réveille. Je n'y mets jamais de sucre. C'est la tasse que je garde près de moi quand j'écris : elle refroidit, je la réchauffe, et le temps passe sans que je le voie.
Ingrédients (version d’époque)
- Feuilles de thé vert coréen (nokcha) — une pincée (infusion)
- Eau de source — une tasse (support)
Ingrédients
- Thé vert coréen en feuilles (Boseong/Hadong) ou thé vert japonais sencha — 3 g (1 c. à café bombée) (infusion)
- Eau filtrée — 200 ml à 70 °C (support)
Préparation
- Porter l'eau à frémissement puis la laisser redescendre à 70 °C (≈ 5 min hors du feu), ou la verser une fois dans la tasse froide pour la tiédir.
- Déposer les feuilles dans une petite théière ou un filtre.
- Verser l'eau tiède sur les feuilles et infuser 1 à 1,5 min seulement pour la première infusion.
- Servir dans une petite tasse, sans sucre. Réinfuser les mêmes feuilles 2 à 3 fois, en allongeant légèrement à chaque fois.
Comment on faisait : La culture du thé en Corée remonte à la dynastie des Silla et s'est raffinée dans les monastères bouddhistes, où le darye (cérémonie du thé) accompagnait la méditation. Les régions de Boseong et Hadong restent les terroirs emblématiques du nokcha. Contrairement aux thés portés à ébullition, le thé vert s'infuse à basse température pour éviter de libérer trop de tanins amers.
Le twist contemporain : L'été, prolonger l'infusion à froid (cold brew) : mêmes feuilles dans l'eau froide au réfrigérateur 4 à 6 h, pour une tasse limpide, douce et à peine amère.
Han Kang · Charactorium