Baechu-kimchi (chou fermenté au piment)
Du chou nappa salé puis enrobé d'une pâte rouge vivante (piment, ail, gingembre, poire) et laissé fermenter. Croquant, piquant, acidulé : il accompagne presque chaque repas et se bonifie au fil des semaines.
Du chou nappa salé puis enrobé d'une pâte rouge vivante (piment, ail, gingembre, poire) et laissé fermenter. Croquant, piquant, acidulé : il accompagne presque chaque repas et se bonifie au fil des semaines.
Le secret tient dans le sel et la patience, rien d'autre. Je sale le chou et je le laisse rendre son eau plusieurs heures, jusqu'à ce que la feuille plie sans casser — c'est à ce moment qu'il est prêt à recevoir la pâte. J'enduis chaque feuille, une à une, sans me presser, comme on tourne les pages. Puis je tasse le tout dans un bocal, je laisse un jour ou deux à l'air de la cuisine, et le reste au froid. Au début il pique ; plus tard il s'acidule, devient plus profond. On ne fait pas le kimchi, on l'accompagne pendant qu'il se fait.
- •Chou nappa (baechu) — un gros (légume-base)
- •Gros sel — une poignée généreuse (salaison et déshydratation)
- •Piment coréen en poudre (gochugaru) — plusieurs cuillères (épice et couleur)
- •Ail et gingembre — à parts égales (aromates)
- •Poire asiatique — une demi (douceur, sucre pour la fermentation)
- •Ciboule — un bouquet (fraîcheur)
- •Sauce de poisson fermentée (jeotgal) — un trait (umami)
Baechu-kimchi (chou fermenté au piment)
Du chou nappa salé puis enrobé d'une pâte rouge vivante (piment, ail, gingembre, poire) et laissé fermenter. Croquant, piquant, acidulé : il accompagne presque chaque repas et se bonifie au fil des semaines.
Pourquoi ce plat ? Le kimchi figure explicitement parmi les aliments associés à Han Kang. Ferment central de toute table coréenne, il incarne cette cuisine de mémoire et de transformation lente qui fait écho à son écriture — ce qui se garde, ce qui mûrit, ce qui survit au temps.
Le secret tient dans le sel et la patience, rien d'autre. Je sale le chou et je le laisse rendre son eau plusieurs heures, jusqu'à ce que la feuille plie sans casser — c'est à ce moment qu'il est prêt à recevoir la pâte. J'enduis chaque feuille, une à une, sans me presser, comme on tourne les pages. Puis je tasse le tout dans un bocal, je laisse un jour ou deux à l'air de la cuisine, et le reste au froid. Au début il pique ; plus tard il s'acidule, devient plus profond. On ne fait pas le kimchi, on l'accompagne pendant qu'il se fait.
Ingrédients (version d’époque)
- Chou nappa (baechu) — un gros (légume-base)
- Gros sel — une poignée généreuse (salaison et déshydratation)
- Piment coréen en poudre (gochugaru) — plusieurs cuillères (épice et couleur)
- Ail et gingembre — à parts égales (aromates)
- Poire asiatique — une demi (douceur, sucre pour la fermentation)
- Ciboule — un bouquet (fraîcheur)
- Sauce de poisson fermentée (jeotgal) — un trait (umami)
Ingrédients
- Chou chinois (nappa) — 1 gros (≈1,5 kg) (légume-base)
- Gros sel marin — 100 g (salaison)
- Gochugaru (piment coréen) — 5 c. à soupe (épice et couleur)
- Ail — 6 gousses râpées (aromate)
- Gingembre frais — 1 c. à soupe râpée (aromate)
- Poire (nashi ou conférence) — 1/2 mixée (sucre naturel)
- Ciboules — 4, en tronçons (fraîcheur)
- Sauce de poisson (nuoc-mam ou myeolchi-jeot) — 2 c. à soupe (option végé : 1 c. à soupe de sauce soja) (umami)
Préparation
- Couper le chou en quartiers, séparer les feuilles et les saler généreusement entre chaque feuille. Laisser dégorger 3 à 4 h en retournant à mi-temps.
- Rincer le chou abondamment (3 fois) pour ôter l'excès de sel, bien l'égoutter.
- Mélanger gochugaru, ail, gingembre, poire mixée, sauce de poisson et ciboules en une pâte épaisse.
- Enduire chaque feuille de pâte, en gardant les mains protégées (gants). Tasser fermement dans un bocal propre, en laissant 3 cm de vide.
- Laisser fermenter 1 à 2 jours à température ambiante (jusqu'aux premières bulles), puis réfrigérer. Consommable dès le 3e jour, meilleur après 2 semaines.
Comment on faisait : Le kimjang — la grande fabrication collective de kimchi à l'entrée de l'hiver — est une tradition coréenne séculaire, aujourd'hui inscrite au patrimoine immatériel de l'UNESCO. Avant les réfrigérateurs, on enterrait les jarres d'onggi dans le sol pour stabiliser la fermentation tout l'hiver. Le piment, arrivé en Corée après le XVIe siècle, n'a donné le kimchi rouge que tardivement ; les versions plus anciennes étaient blanches, au sel et aux aromates.
Le twist contemporain : Garder un petit bocal « jeune » (3 jours) et un « mûr » (3 semaines) côte à côte pour goûter, dans la même bouchée, comment le temps change le goût — une dégustation de la fermentation comme on lirait deux états d'un même texte.
Han Kang · Charactorium