Bol de riz aux namul et soupe de doenjang
Un bol de riz blanc fumant, posé au centre, et autour quelques namul (légumes verts blanchis puis assaisonnés à l'huile de sésame et à l'ail), un cube de tofu, et une soupe légère de pâte de soja fermentée où flottent courgette et tofu. Rien de spectaculaire : la cuisine du calme, faite de gestes répétés.
Un bol de riz blanc fumant, posé au centre, et autour quelques namul (légumes verts blanchis puis assaisonnés à l'huile de sésame et à l'ail), un cube de tofu, et une soupe légère de pâte de soja fermentée où flottent courgette et tofu. Rien de spectaculaire : la cuisine du calme, faite de gestes répétés.
Je cuis le riz d'abord, toujours — c'est lui qui attend, pas l'inverse. Pendant qu'il repose sous son couvercle, je blanchis les épinards quelques secondes à peine, je les presse entre mes mains pour en chasser l'eau, puis je les masse avec un peu d'huile de sésame, une pointe d'ail, du sel. Tu vois, on ne couvre pas le légume, on le révèle : il garde sa couleur, sa tenue, son goût d'herbe. La soupe de doenjang, je la laisse à peine frémir, jamais bouillir fort, sinon le ferment devient amer. Quand tout est posé sur la table en même temps, je m'assois, et je commence par une cuillerée de riz nu.
- •Riz blanc à grain court — deux bols (socle du repas)
- •Épinards (ou autres jeunes pousses de saison) — une botte (namul vert)
- •Huile de sésame grillé — un filet (assaisonnement parfumé)
- •Ail — une gousse (aromate)
- •Doenjang (pâte de soja fermentée) — deux cuillères (base de la soupe)
- •Tofu — un bloc (protéine douce)
- •Courgette ou radis — un demi (légume de la soupe)
Bol de riz aux namul et soupe de doenjang
Un bol de riz blanc fumant, posé au centre, et autour quelques namul (légumes verts blanchis puis assaisonnés à l'huile de sésame et à l'ail), un cube de tofu, et une soupe légère de pâte de soja fermentée où flottent courgette et tofu. Rien de spectaculaire : la cuisine du calme, faite de gestes répétés.
Pourquoi ce plat ? On décrit Han Kang comme suivant une alimentation simple et peu carnée — riz, légumes fermentés, tofu, bouillons légers — en résonance avec les thèmes de son œuvre. Ce bol de riz entouré de namul et d'une soupe claire de doenjang est le repas coréen le plus ordinaire, celui d'une écrivaine retirée à sa table de Séoul, entre deux pages.
Je cuis le riz d'abord, toujours — c'est lui qui attend, pas l'inverse. Pendant qu'il repose sous son couvercle, je blanchis les épinards quelques secondes à peine, je les presse entre mes mains pour en chasser l'eau, puis je les masse avec un peu d'huile de sésame, une pointe d'ail, du sel. Tu vois, on ne couvre pas le légume, on le révèle : il garde sa couleur, sa tenue, son goût d'herbe. La soupe de doenjang, je la laisse à peine frémir, jamais bouillir fort, sinon le ferment devient amer. Quand tout est posé sur la table en même temps, je m'assois, et je commence par une cuillerée de riz nu.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz blanc à grain court — deux bols (socle du repas)
- Épinards (ou autres jeunes pousses de saison) — une botte (namul vert)
- Huile de sésame grillé — un filet (assaisonnement parfumé)
- Ail — une gousse (aromate)
- Doenjang (pâte de soja fermentée) — deux cuillères (base de la soupe)
- Tofu — un bloc (protéine douce)
- Courgette ou radis — un demi (légume de la soupe)
Ingrédients
- Riz rond (japonica/sushi) — 300 g cru, rincé (socle du repas)
- Épinards frais — 250 g (namul vert)
- Huile de sésame grillé — 2 c. à café (assaisonnement)
- Ail — 1 gousse râpée (aromate)
- Graines de sésame — 1 c. à café (finition)
- Doenjang — 2 c. à soupe (base de soupe)
- Tofu ferme — 200 g en cubes (protéine)
- Courgette — 1/2, en demi-lunes (légume de soupe)
- Eau — 700 ml (bouillon)
Préparation
- Rincer le riz jusqu'à ce que l'eau soit claire, puis le cuire (cuiseur ou casserole couverte, eau à hauteur + 1 cm) et le laisser reposer 10 min hors du feu.
- Blanchir les épinards 30 secondes dans l'eau bouillante salée, les rafraîchir, les presser fermement pour les essorer.
- Les assaisonner à la main avec l'huile de sésame, l'ail, une pincée de sel et les graines de sésame : c'est le namul.
- Pour la soupe, diluer le doenjang dans l'eau frémissante à travers une passoire, ajouter la courgette puis le tofu, laisser frémir 8 à 10 min sans bouillir fort.
- Dresser : un bol de riz par personne, le namul et le tofu en petites coupelles autour, la soupe à part. Manger en alternant.
Comment on faisait : Le bapsang coréen est resté structurellement stable depuis des siècles : un féculent-socle (le riz), une soupe, et des banchan dont les ferments (jang, kimchi) qui permettaient de tenir l'hiver. La cuisson sans matière grasse et le blanchiment rapide des légumes verts sont des gestes anciens, pensés pour préserver la fraîcheur et économiser le précieux.
Le twist contemporain : Servir le tout dans un bol unique façon « one bowl » : riz au fond, namul et tofu en quartiers colorés sur le dessus, soupe en accompagnement — l'esthétique sobre et photogénique des tables coréennes contemporaines.
Han Kang · Charactorium