He Zehui(1914 — 2011)
He Zehui
République populaire de Chine
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He Zehui est une physicienne nucléaire chinoise, pionnière de la physique des particules en Chine. Avec son mari Qian Sanqiang, elle a étudié la fission de l'uranium et contribué à fonder la recherche nucléaire chinoise. On la surnomme parfois la « Marie Curie de Chine ».
Questions fréquentes
Faits marquants
- Née en 1914 à Suzhou (Chine), dans une famille de lettrés.
- Diplômée de l'université Tsinghua en physique, puis docteure en Allemagne (Berlin) en 1940 dans le domaine de la balistique.
- Avec son mari Qian Sanqiang, elle observe à Paris (laboratoire de Frédéric Joliot-Curie) la fission ternaire et quaternaire de l'uranium vers 1946-1947.
- Rentrée en Chine en 1948, elle participe à la fondation de la recherche nucléaire du pays.
- Décédée en 2011 à Pékin, considérée comme une pionnière de la physique chinoise.
Œuvres & réalisations
Thèse sur la balistique soutenue en Allemagne ; elle est la première femme reçue dans cette spécialité, voulant aider la Chine à se défendre.
Avec Qian Sanqiang, elle observe l'uranium se briser en trois ou quatre fragments, une avancée majeure dans la compréhension de la fission.
Elle développe en Chine des émulsions photographiques capables de détecter les particules, libérant le pays de sa dépendance aux fournitures étrangères.
Elle participe à la création des premiers laboratoires chinois de physique nucléaire et y forme une génération de chercheurs.
Dans la seconde partie de sa carrière, elle oriente la recherche chinoise vers l'étude des rayons cosmiques et l'astrophysique des hautes énergies.
Reconnaissance officielle de son rôle de pionnière, elle devient l'une des rares femmes membres de l'Académie des sciences de Chine.
Anecdotes
En 1932, He Zehui entre au département de physique de l'université Tsinghua. Le directeur du département juge que la physique ne convient pas aux femmes et tente de pousser les étudiantes à changer de filière. He Zehui refuse de céder et sort major de sa promotion en 1936, prouvant le contraire.
Alors que le Japon envahit la Chine, He Zehui choisit délibérément d'aller étudier la balistique (la science des trajectoires d'obus) à l'Institut de technologie de Berlin, pour aider son pays à se défendre. Elle devient la première femme admise dans cette spécialité militaire allemande.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le courrier international était limité à 25 mots. C'est par ces minuscules lettres que Qian Sanqiang, resté à Paris, fit sa demande en mariage à He Zehui, restée en Allemagne. Elle accepta, et ils se marièrent à Paris en 1946.
En 1946-1947, dans le laboratoire des Joliot-Curie à Paris, He Zehui et son mari observent un noyau d'uranium se brisant non pas en deux mais en trois, puis quatre fragments. La presse occidentale s'enthousiasme et la surnomme « la Marie Curie de Chine ».
De retour en Chine, He Zehui resta toute sa vie d'une grande simplicité : elle portait de vieux vêtements rapiécés, prenait l'autobus et habitait un logement modeste, alors qu'elle était l'une des plus grandes physiciennes du pays.
Sources primaires
Les auteurs y décrivent l'observation, dans des émulsions photographiques, de noyaux d'uranium se brisant en trois fragments (tripartition) et en quatre fragments (quadripartition) sous l'effet du bombardement par des neutrons.
L'article détaille la mesure des trajectoires laissées par les fragments de fission et établit la fréquence de ces fissions multiples, un phénomène encore peu connu de l'uranium.
Les Joliot-Curie saluent publiquement la qualité du travail expérimental du jeune couple chinois, considérant leur découverte sur la fission de l'uranium comme la plus importante réalisée dans leur laboratoire depuis la guerre.
Lieux clés
Ville du Jiangsu où naît He Zehui en 1914, dans une famille cultivée attachée à l'éducation.
Grande université où elle étudie la physique de 1932 à 1936 et sort major de sa promotion malgré les préjugés.
Établissement allemand où elle étudie la balistique et obtient son doctorat en 1940, première femme admise dans cette spécialité.
Laboratoire parisien de Frédéric et Irène Joliot-Curie où elle découvre, avec son mari, la fission ternaire et quaternaire de l'uranium.
Centre de recherche où elle contribue à fonder la physique nucléaire chinoise après son retour en 1948.






