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La table bourgeoise souabe et le repas allemand du Vormärz
Chez un bourgeois souabe du début du XIXe siècle, la journée s'organise autour du Mittagessen (repas chaud de midi, le plus copieux), encadré par un Frühstück léger et un Vesper du soir (pain, charcuterie, fromage). Le dimanche et les fêtes appellent un plat mijoté ou farci plus riche, arrosé de bière de Franconie ou de vin du Rhin. Pas d'entrée/plat/dessert à la française : on sert un plat-socle féculent (Spätzle, Knödel) avec sa garniture, des salades acidulées à part, et le sucré (pâtisserie d'épices) appartient au registre des fêtes et des provisions de conservation, non à une fin de repas codifiée.
Signature : Le Spätzle raclé à la planche (vom Brett geschabt)
La pâte molle d'œufs et de farine, raclée en filaments directement dans l'eau bouillante depuis une planche humide : geste emblématique du Wurtemberg natal de Hegel, marqueur d'identité souabe que l'on retrouvait sur toutes les tables, de la plus modeste à la plus bourgeoise.

Hegel à table

1770 — 1831

5 recettes d’époque