Maultaschen — raviolis souabes farcis
Grandes poches de pâte fine garnies de viande hachée, d'épinards et de pain, pochées dans un bouillon. On les sert nageant dans le bouillon ou poêlées avec des oignons.
Grandes poches de pâte fine garnies de viande hachée, d'épinards et de pain, pochées dans un bouillon. On les sert nageant dans le bouillon ou poêlées avec des oignons.
Ah, les Maultaschen ! On les nomme chez nous les 'attrape-Dieu', car nos aïeux y dissimulaient la viande sous la pâte pour la dérober au regard du Carême — ruse charmante, où l'apparence contredit doucement la chose même. Je les aimais aux jours de fête, servies dans leur bouillon fumant, entre convives de bonne humeur. La farce mêle la viande, les herbes vertes et le pain trempé, le tout enclos dans une pâte qu'il faut rouler bien mince. Rien ne vaut, croyez-m'en, un tel plat partagé pour délier les esprits.
- •Farine et œufs — pour la pâte (enveloppe)
- •Viande de porc et de veau hachée — une bonne part (farce)
- •Épinards — une poignée généreuse (farce verte)
- •Pain rassis trempé — quelques morceaux (liant de la farce)
- •Oignon, persil, muscade — selon le goût (aromates)
- •Bouillon de viande — une grande marmite (pochage)
Maultaschen — raviolis souabes farcis
Grandes poches de pâte fine garnies de viande hachée, d'épinards et de pain, pochées dans un bouillon. On les sert nageant dans le bouillon ou poêlées avec des oignons.
Pourquoi ce plat ? Les Maultaschen sont LE plat de fête souabe, servi les jours gras comme au temps du Carême (où l'on cachait jadis la viande dans la pâte). Pour un Wurtembergeois comme Hegel, c'est le plat des grandes tablées en compagnie qu'il appréciait tant.
Ah, les Maultaschen ! On les nomme chez nous les 'attrape-Dieu', car nos aïeux y dissimulaient la viande sous la pâte pour la dérober au regard du Carême — ruse charmante, où l'apparence contredit doucement la chose même. Je les aimais aux jours de fête, servies dans leur bouillon fumant, entre convives de bonne humeur. La farce mêle la viande, les herbes vertes et le pain trempé, le tout enclos dans une pâte qu'il faut rouler bien mince. Rien ne vaut, croyez-m'en, un tel plat partagé pour délier les esprits.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine et œufs — pour la pâte (enveloppe)
- Viande de porc et de veau hachée — une bonne part (farce)
- Épinards — une poignée généreuse (farce verte)
- Pain rassis trempé — quelques morceaux (liant de la farce)
- Oignon, persil, muscade — selon le goût (aromates)
- Bouillon de viande — une grande marmite (pochage)
Ingrédients
- Pâte à raviolis (farine 250 g + 2 œufs + sel) — 1 portion (enveloppe)
- Chair à saucisse + veau haché — 400 g au total (farce)
- Épinards frais (ou surgelés essorés) — 200 g (farce verte)
- Pain rassis trempé au lait — 2 tranches (liant)
- Oignon, persil, muscade, sel, poivre — selon le goût (aromates)
- Bouillon de bœuf — 1,5 L (pochage)
Préparation
- Préparer une pâte ferme aux œufs, la laisser reposer, puis l'abaisser très finement.
- Faire revenir l'oignon, blanchir et hacher les épinards. Mélanger viandes, épinards, pain essoré, persil, muscade, sel et poivre.
- Déposer la farce en lignes sur la pâte, replier, souder et découper de grands rectangles de 6–8 cm.
- Pocher les Maultaschen 10–12 minutes dans le bouillon frémissant.
- Servir soit dans le bouillon avec de la ciboulette, soit égouttés puis poêlés au beurre avec des oignons dorés.
Comment on faisait : L'origine est attribuée au monastère de Maulbronn ; la tradition veut qu'on les ait inventés pour camoufler la viande pendant le Carême, d'où le surnom de Herrgottsbscheißerle ('petits trompe-Bon-Dieu'). On les faisait en grandes quantités les jours de fête.
Le twist contemporain : Version poêlée croustillante, posée sur un velouté d'épinards, et quelques oignons frits — la dialectique du moelleux et du croquant.
Hegel · Charactorium